•  

    Le joker est aujourd'hui le vilain le plus connu et probablement le plus charismatique de l'univers de Batman. Au cinéma il a été interprété par Jack Nicholson dans le film de Tim Burton et Heath Ledger dans la version de Nolan «  The Dark Knight ». Ledger a donné au personnage un style propre en l'éloignant radicalement de la version de Burton ou encore de sa représentation dans le comics.

    Écrit par Brian Azzarello ( 100 Bullets, Lex Luthor : Man of Steel... ) et dessiné par Lee Bermejo ( 100 bullets, Hellblazer ...) , ce graphic novel nous conte une aventure du méchant le plus célèbre de Batman : Le Joker. Sorti de l'asile d'Arkham, Joker s'aperçoit que ses « collaborateurs » l'ont trahit en revendant en s'accaparant ses territoires. Il décide alors de se venger en mettant Gotham à feu et à sang, même au prix d'un affrontement avec le chevalier noir... Batman !

     

    Joker-Azzarello-cv

    Joker ( tel est le nom de l'œuvre ) joue la carte de l'ultra réalisme; en effet fini le fantastique avec des Super Vilains possédant des pouvoirs à la limite du mystique. Non , ici Killer Croc est un cannibale tout ce qu'il y a de plus humain ( S'il est possible de considérer un cannibale comme un être humain ! ), Joker est moins «  délirant » et la ville de Gotham ressemble plus à un Ghetto mal famé et rongé par la corruption qu'à une ville futuriste comme on l'a souvent vue dépeinte. On se rapproche donc plus de l'œuvre de Christopher Nolan et de l'interprétation de Heat Ledger que de celle de Jack Nicholson dans le Batman de Tim Burton.

    Le scénario est construit à la manière d'un polar et se rapproche plus d'un film que d'une aventure typique de Batman. On suit le retour du Joker à Gotham après ses années d'internement à l'asile d'Arkham à travers les yeux d'un petit brigand engagé pour accompagner J' à sortie de l'asile.

    Cette histoire développe aussi la psychologie des personnages. Ainsi on découvre un Joker torturé et en proie à des émotions qu'il ne peut visiblement pas contrôler pendant sa tentative de récupération de ses territoires. De plus, Johnny Frost le petit délinquant accompagnant le Joker est confronté à des personnages beaucoup plus dangereux et certainement plus fou que ceux qu'il a pu rencontrer auparavant. Il faut noter que des personnages emblématiques de l'univers Batman font des petits cameos tout au long de l'histoire, tout en ayant un aspect et une personnalité qui diffère quelque peu. On pense par exemple à Killer Croc, Harvey Dent voire même une Harley Quinn qui tranche radicalement de la la manière dont elle était représentée au fil des années.

     

    tumblr_ljv0i8wjS41qi0dk6o1_1280

    Autre originalité de ce graphic novel, l'histoire se situe dans l'univers de la pègre de Gotham et il n'est presque jamais question de voir le chevalier noir en action; mentionné à plusieurs reprises, celui-ci n'apparaîtra qu'en tant qu'ombre surveillant les criminels de la ville.

    Coté dessins, le travail de Lee Bermejo est scindé en deux. Certains plans restent classiques et on a souvent l'impression de se retrouver devant un comics des années 90. Des dessins avec de nombreux détails au niveau des personnages et aux couleurs assez ternes à la manière d'un film des années 50. D'un autre côté, certains plans de visages ( Très flagrant pour le Joker ) sont quasiment photo-réalistes et peuvent bluffer dans la transmissions des émotions des personnages.

    Nous pouvons donc affirmer que la patte graphique de Bermejo renforce l'ambiance et le coté tragique de l'histoire ; la couleur fait ressortir le coté « mauvais » de Gotham.

     

    Joker est donc une œuvre différente de ce que nous avons l'habitude de voir dans l'univers des Supers-Héros de part son aspect réaliste et crédible, et il est certain que cela ne plaira pas à tout le monde, notamment à cause de l'absence quasi totale de Batman. Pourtant il est certain que ce livre fait déjà parti des classiques et est indispensable si l'on souhaite lire les meilleures histoires de la chauve-souris.

    C'est donc tout naturellement que je vous conseille de le feuilleter en librairie et, si vous êtes emballé, de ne pas hésiter et de foncer l'acheter. Bien qu'aujourd'hui ce soit Urban Comics qui ait la licence DC, l'album est encore trouvable sur le net. 


    votre commentaire
  •  

     

    old wound

    Dans les années 40, Steve Rogers et James Barnes portaient les costumes de Captain America et Bucky. Pourtant en pleine seconde guerre mondiale, Captain America et Bucky sont présumés morts au combat. Ne voulant pas que la mort du super-soldat affecte le moral de ses troupes, le président Roosevelt décide de faire porter le «  costume » de Captain & Bucky par deux nouvelles personnes : William Naslund et Fred Davis. Mais Will Naslund est aujourd'hui décédé et seul Fred Davis l'ancien Bucky reste pour raconter leur histoire. Pendant ce temps un ancien super-vilain refait surface en tentant d'assassiner Davis.

     

    Le scénario écrit par Ed Brubaker se divise en deux parties. Les scènes de souvenirs vécues par Fred Davis et les scènes vécues à notre époque. On enchaîne flashback et scène d'aujourd'hui avec une certaine fluidité qui rend le récit agréable à lire. Les moment de vie dont se remémore Fred Davis sont d'ailleurs particulièrement réussies. Tout d'abord l'époque est assez bien retranscrite. Cette ambiance est appuyée par les couleurs utilisées. Cependant on note que toute l'intrigue qui se situe de nos jours est plus faible que les scènes d'époque. L'histoire est « too munch » et le coté récit d'espionnage ne rend pas très bien. On sent que sur ces passages l'auteur à voulu trop en faire même si ce n'est pas à proprement parler mauvais.

     

    Coté dessin le constat est très variable. Globalement Francesco Francavilla ne livre pas ici son meilleur travail. On se retrouve au final avec des scènes assez brouillonne où on fait la différence entre certains personnages avec difficulté. Le récit perd de sa force à cause des dessins et on a du mal à rentrer dans l'histoire.

     

    detail

    L'album contient aussi une histoire de 1977 qui est un «  what if » c'est à dire une histoire alternative. Ce récit prend le parti de se demander ce qu'il se serait passé si l'équipe des défenders ne s'étaient jamais séparés. Cette histoire est assez anecdotique et le dessin d'époque est très commun à ce qui se faisait dans l'industrie. Il n'y a donc pas grand chose à dire sur cette partie.

     

    En conclusion, on peut dire que cet album n'est pas indispensable. Le plot de départ n'est pas mauvais mais les quelques faiblesses de scénario et le dessin ne faisant pas du tout honneur au travail de Brubaker peuvent être un frein. Au final il est préférable de se contenter de la série principale de Captain America toujours écrite par Ed Brubaker.


    votre commentaire
  •  

    img_comics_3925_ultimate-universe-2

       Ultimate Universe 2

       Juillet 2012 - 5.70€ 

      Contient les épisodes US : Ultimate Comics Spider-Man #3-4, Ultimate Comics X-men #3-4, Ultimate Comics : The Ultimates #3-4

     

     

     

    Dans le flot des publications de Panini, il y a du très bon, du bon et du médiocre (cf. Spider-man#1). Ultimate Universe touche le haut du panier en proposant 3 séries de l'univers Ultimate, à savoir Spider-Man, X-men et les Vengeurs.

    La revue commence fort, puisque le traditionnel édito de Christian Grasse est précédé d'un couplet de la magnifique chanson de Bob Dylan, « With God on Our Side ». Que vient faire le chanteur dans cette galère, me direz-vous ? Attendez de lire la suite.

     

    ultimate-comics-spiderman-3

     

    On à beau dire, l'Histoire avec un grand H à une forte tendance à se répéter, et Ultimate Spider-Man ne fait pas exception à la règle.

    Dans les épisodes 1 et 2, on découvrait Miles Morales, ce jeune New-Yorkais afro-américain. On fait la connaissance de sa famille et de son meilleur (et visiblement unique) copain, Ganke, une caricature de nerd asiatique. Piqué par une araignée radioactive chez son oncle, il s'évanouit et, à son réveil, découvre quelques pouvoirs légèrement différents de ceux de Parker : possibilité de se confondre avec le décors et d'envoyer une décharge électrique lorsqu'il est menacé.

    Le décors étant posé, la série peut maintenant se concentrer sur les motivations et les états d'âme de Miles. Visiblement réticent à utiliser ses nouveaux pouvoirs, il en aura néanmoins vite l'occasion lors d'un sauvetage qui rappelle fortement une scène du Spider-Man de Sam Raimi. S'en suit l’événement déclencheur, la douce et cruelle ironie du sort qui va bouleverse sa vie : Miles assiste en direct à la mort de Peter lors de son ultime combat. Et il se sent coupable de n'avoir pas utilisé ses pouvoirs pour l'aider.

    Vous commencez à voir le parallèle avec Parker ?

    Loin de faire face à un nouveau Spidey, j'ai surtout la sensation d'avoir une version 3.0 du super-héros. C'est à peine si Peter ne lui murmure pas qu'un grand pouvoir implique de grandes responsabilités avant de casser sa pipe. Pourtant, la série est prometteuse, et simplement parce que c'est Bendis au scénario. La fin laisse également présager quelque chose d'intéressant : alors qu'il prend son pied à se balader dans New-York dans le costume du défunt Spidey, il fait la rencontre de Spider-Woman qui semble trouver la plaisanterie de mauvais goût et qui pose une question fatidique : « Toi, tu crois que tu es qui ?! ». La question de l'identité est soulevée, on peut décoller. Du côté du dessin, Sara Pichelli réalise un travail magnifique qui colle parfaitement à l'univers Ultimate. Que dire à part que j'adore cette série et que j’attends la suite avec impatience ?

     

     

    2087739-ultimate_x_men__3_super

     

    On enchaîne avec les X-men. Pour rappel, dans l'univers Ultimate, les mutants ne sont pas un « dérivé » naturel de l'homme, ils sont une création du gouvernement américain dont le premier spécimen n'était autre que Wolverine.

    3 histoires se déroulent en parallèle.

    D'un côté, on retrouve le fils de Magneto, Pietro Lehnsherr alias Vif-Argent qui vient proposer son aide à la maison blanche. Afin de mieux maîtriser le « problème » mutant, il leur offre ni plus ni moins que le cérébro, qui dépasse de loin les technologies du S.H.I.E.L.D. en matière de traque de mutants.

    On croisera également la route de William Stryker Jr., fanatique religieux ayant perdu ses proches lors d'une attaque de Magnéto. Prédicateur aux allures de sentinelles, il use et abuse de références religieuses pour convaincre les foules que la création mutante est un pêché.

    Enfin, on suit un groupe de mutants se protégeant du massacre organisé par Stryker. Une fine équipe composée de Bobby Drake (alias Iceberg), Johnny Storm (la Torche), Kitty Pride et Malicia. Ils rencontreront Jimmy (le fils de Wolverine), fugitif d'un centre pour mutants, ainsi qu'un jeune garçon accompagné d'une étrange créature, son frère Joshua. Alors que Jimmy réclame leur aide pour aller sauver les mutants et combattre Stryker, Kitty est la seule à refuser, insistant sur le fait que Peter Parker (qui est mort il y a peu, rappelez-vous) aurait préféré qu'ils se cachent et ne risquent pas leurs vies. Elle restera cachée dans les égouts avec le jeune garçon pendant que les autres partiront aider les mutants. Un flash-back nous apprend alors que Malicia aurait assisté à une messe de Stryker en demandant à être pardonnée...

    Ultimate X-men reprend le thème classique de l'opposition mutants/humains, en y ajoutant cette fois la dimension religieuse. Et c'est là que les paroles de Dylan prennent leurs sens : on peut justifier à peu près tout et n'importe quoi « avec Dieu à ses côtés » (et l'Histoire nous l'a montré à plusieurs reprises). La série se déroule dans un décors assez apocalyptique sur fond de guerre civile, et est de par le fait relativement sombre, impression renforcée par le dessin de Paco Medina. Personnellement, c'est ce que j’attends d'une série X-men. De l'action, des trahisons, de la manipulation... Une recette qui à fait ses preuves, mais c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes, n'est-il pas ? On découvre les motivations de chacun dans de nombreux flash-back qui ne nuisent néanmoins pas à la qualité et au rythme du récit. Le découpage des planches renforce le dynamisme du titre.

    La série à de grandes ambitions et laisse entrevoir de grosses choses pour la suite. C'est pour moi la meilleure du bimestriel, celle qui justifierai presque l'achat de la revue à elle toute seule.

     

     

    Ultimate-Comics-The-Ultimates_3-674x1024

     

    Dernier titre, The Ultimates, ou la version ultimate des Avengers. Autant le dire tout de suite, j'ai eu beaucoup de mal à accrocher aux deux premiers épisodes, et les deux suivants ne me donnent pas envie de persévérer.

    Le pitch est très brouillon, aussi brouillon que les dessins de Ribic. Si le début partait dans toutes les directions, on se concentre ici sur l'assaut des vengeurs sur « la cité » des enfants de l'atome. De son côté, Thor découvre que c'est Reed Richards (Mr. Fantastic) qui est à l'origine de la destruction d'Asgard, et décide naturellement de venger la cité des Dieux.

    Des trois séries de la revue, c'est celle qui me paraît la moins développée. Aucun enjeux dramatique, des événements qui passent trop vite, c'en est lourd à lire. Si encore c'était beau, mais même pas... Bref, je ne vais pas m'attarder sur ce titre, j'espère simplement que le niveau remontera dans les prochains numéros.

     

    En conclusion: Ultimate Universe#2 est incontestablement une des meilleure publication de la Sandwicherie. Le rapport qualité/prix est imbattable, avec 2 épisodes de chaque série, ce qui nous revient à moins d'un euro par épisode. Si Ultimate Avengers rabaisse le niveau, les deux autres titres valent largement la peine. On peut également apprécier la qualité de la revue en elle-même, avec une couverture semi-rigide et un papier de qualité (et de jolies couvertures, ça paraît normal mais quand on voit ce qu'ils font sur certains mensuels...). Peut-être pas LA meilleure publication du moment, mais de loin une des meilleure. Si vous débutez dans le vaste univers des comics ou souhaitez simplement découvrir l'univers Ultimate, c'est l'occasion idéale. 

     

    DevilPoulet

     

    "One push of the button
    And a shot the world wide
    And you never ask questions
    When God's on your side"


    votre commentaire
  • Le 21 février 2012 sortait le premier tome de la nouvelle séries des Teenage Mutant Ninja Turtles intitulé « Change is constant », dans lequel nous reprenions les bases de l'histoire des tortues en modifiants certains éléments que je ne dévoilerai pas (il suffit de lire et de connaître un minimum l'histoire originelle ). Mais dans ce récit, les tortues ne sont pas 4 mais 3. En effet, Raphael est perdu en ville à la suite de leur mutation et fera la rencontre du jeune Casey. Pendant ce temps, les 3 autres frères recherchent toujours Raphael et devront affronter Hob, un chat qui a été touché par le mutagène et qui a subi des transformations génétiques. Hob est envoyé pour récupérer Splinter par le scientifique qui procédait aux expérimentations sur différents animaux, dont les tortues. Au terme de l'album, les 3 tortues retrouvent leur frère et arrivent à mettre Hob en fuite.

    Dans le tome 2, les tortues sont réunies et Splinter raconte leur véritable identité à Leonardo. C'est à ce moment là que l'on découvre la vie passée de Splinter dans un Japon féodal impitoyable.

    Michelangelo et Raphael, quant à eux, voient un guerrier français aux prises avec des membres du foot clan.

    Pendant ce temps, Hob, de retour chez le scientifique, se verra donner le contrôle d'une armée de Mouser. Il a toujours pour mission de ramener Splinter chez le scientifique.

     

    6

    Enfin de son coté, Casey décide de reprendre sa vie en main en répondant à une annonce qui propose de l'aide dans certains cours en échange de cours d'auto-défense. Les origines racontées par Splinter ne sont pas contées en une fois. Ainsi, on a, tout au long du récit, des éléments qui racontent l'histoire de sa déchéance en tant que Samouraï. Hamato Yoshi devra en effet affronter de terribles épreuves infligées par son rival Oroku Saki (qui a récemment créé le foot clan). Ces pages sont assez jolies, et les couleurs typiques de la représentation du Japon féodal contrastent fortement avec le propos assez dur de l'histoire.

    Pour le reste, le récit reste assez classique mais agréable à suivre, les histoires respectives d'April et Casey faisant avancer l'histoire à leur manière. Il est aussi plaisant de retrouver un « ennemi » qui est devenu une figure emblématique de l'univers des tortues, j'ai nommé les Mouser. Cependant, vu que leurs origines ont été modifiées, je trouve que le nom n'a plus trop d'intérêt mais ce serait chipoter que d'en tenir rigueur.

     

    tmnt_8_cover

    Globalement, ce tome 2 est plutôt bon et on a affaire à une histoire des TMNT comme on aime en voir. Les dessins ne sont pas toujours extraordinaires et le speech peut paraître simple mais globalement, l'album est de bonne facture. Ainsi, si vous avez apprécié le tome 1 n'hésitez pas à lire celui-ci. Pour les novices rien de tel que d'essayer de lire les deux, ils constituent un très bon point d'entrée pour un nouvel univers des TMNT.  


    votre commentaire
  •  

     

     

    102734

     Spider-man 1

      Juillet 2012 – 4.80€

      Contient les épisodes US: Avenging Spiderman#1 – FBCD 2011 – ASM #666 – ASM# 667 – Spider-man : you're hired  

     

     

     Récemment, on à eu droit avec Panini à un relaunch (une remise à zéro de ses parutions)  pour coller avec la sortie du film Amazing Spider-Man (que je vous conseille de foncer voir si ce n'est pas déjà fait). Derrière cette opération se cache un coup marketing censé attirer de nouveaux lecteurs. Ainsi, on hésite pas à relancer des titres déjà relancés il y a à peine un an comme le mensuel Avengers. Panini tente également de nous séduire en nous proposant un nouveau format « Plus de pages, plus de BD ! » pour un prix à peine augmenté. On passe ainsi, pour Spider-Man, de 96 à 112 pages, et de 4.10 à 4.80€. Effectivement, c'est séduisant, mais ces 16 pages supplémentaires valent-elles le coup ?

     

    C'est donc Avenging Spider-man qui ouvre le mensuel. L'épisode se déroulant après les événements de Spider-Island, on fait face à la première étrangeté de la logique éditoriale du magazine.

    Le récit s'ouvre In medias res, on retrouve Spidey et les vengeurs aux prises avec des ennemis sortis de nulle part. Parallèlement, une nouvelle menace s'en prend à New-York...

    Le premier constat, c'est que les « nouveaux lecteurs » sus-mentionnés se retrouvent au milieu d'un bordel sans nom. Le court édito de Christian Grasse nous à bien expliqué que Parker faisait désormais partie des vengeurs, mais rien de plus. Pourquoi Hulk est devenu rouge ? Qui sont ces ennemis ?

    L'épisode en lui-même est classique, mais très agréable à lire. La recette habituelle de Spider-man marche toujours : beaucoup d'action et de l'humour. Une fois n'est pas coutume, c'est J.J. Jameson qui sert de ressort comique et qui bénéficie des meilleurs répliques. Les situations s'enchaînent rapidement, le récit est court, le rythme soutenu. Un cliffhanger vient conclure ce premier numéro et, soyons honnête, il m'a donné envie de lire la suite.

     

    J._jonah_jameson1

    Madureira fait un travail honnête au dessin si on ne s'attarde pas trop sur les visages (particulièrement celui de Thor).

     

    S'en suit ensuite l'épisode du Free Comic Book Day 2011. Encore heureux qu'il ait un lien direct avec Spider-Island, étant donné qu'il était à la base gratuit et qu'on nous le fait payer.

    Passé outre ce détail, c'est sympa à lire, l'ennemi est original (un singe aux allures de proxénète), et la fin annonce l'événement à suivre.

     

    Et finalement, le voilà, le très attendu (ou pas) Spider-Island. On nous offre donc le prologue suivi de la première partie de l'event.

    Je fais assez confiance à Dan Slott pour nous servir un truc épic et puissant. Et ça commence plutôt bien. Pour ceux qui n'auraient rien suivi, le chacal balance sur la ville des punaises qui transmettent les pouvoirs de Spidey aux habitants. Imaginez une ville entière remplie de super-héros en puissance, ça devient vite l'anarchie. Et imaginez-vous vous même dans la situation des habitants, que feriez-vous ? Combattre le mal ou aller piller un magasin de jeux-vidéos ? Une bonne partie des contaminés va naturellement se porter vers le deuxième choix et foutre le boxon dans la ville.

     

    spider_island_daily_bugle_01

     

    Ces deux épisodes sont très denses, on à une énorme quantité d'informations et de personnages.

    Un bon point à noter : tante May se barre enfin de la ville et va (espérons-le) arrêter de se faire kidnapper pour-un-oui-pour-un-non.

    Humberto Ramos assure aux dessins, comme d'habitude. Comme je l'ai dit, c'est très dense, il y a beaucoup d'éléments dans les cases, mais certaines page sont magnifiques (l'entraînement au combat, la ville aux teintes dorées...).

    Rien à dire pour l'instant sur Spider-Island, c'est un événement à grande ampleur, va y avoir de l'action, des répercussions,  ça va être le bordel, Peter va être dépassé, ça s'annonce bien.

     

    Enfin, le mensuel se conclut sur un épisode totalement hors-sujet. On nous présente en 10 pages l'équivalent New-Yorkais de notre Pôle Emploi national, en mettant bien en avant l'efficacité du truc. Un épisode complètement WTF donc pour nous, petits français. On notera l'apparition du Vautour, qui repartira aussi vite qu'il est arrivé. Bref, peu d'intérêt pour ce one-shot (publiée à l'origine dans le New-York Daily News) à moins peut-être d'avoir pour but de « renforcer l'immersion » d'une revue à l'américaine...

     

    En conclusion : cette première mouture du « relaunch » Paninien laisse à désirer. Sur les 5 épisodes que l'on nous vend, l'un est gratuit, l'autre pratiquement. On peut aussi critiquer le choix de publier une histoire qui se déroule après l’événement principal de ce relaunch, ou le choix des couvertures (on notera la présence assez inutile d'une variant cover) assez moches (et qui s'applique à la plupart des revues du relaunch). Sans parler du contenu, le travail éditorial est abberant tant il se fout de la gueule du lecteur. C'est bas de faire ça, mais lorsque l'on compare avec la qualité des titres d'Urban Comics, c'est du travail d'amateur. De plus, je sais que Panini peut faire bien mieux sur certaines parutions en proposant des revues cohérentes (si si, je vous jure). Je pense par exemple à Marvel Knight ou Ultimate Universe dont les reviews viendront bientôt.

    Point positif, on nous recyclera pas des épisodes gratuits dans le numéro 2, on aura droit à 3 parties de Spider-Island et aux deux dernières parties du team-up Rulk/Spidey d'Avenging Spider-man.

    L'avantage de cette revue, puisqu'il y en a quand même un, c'est évidemment le prix : 4.80€ pour 5 issues, ça nous fait moins d'un euro par numéro et ça vaut le coup quand on voit le prix des parutions VO.

     

    DevilPoulet


    votre commentaire