• Moins d'un an après avoir obtenu la licence DC, Urban Comics continue de vider le porte-monnaie des fans en proposant beaucoup de parutions dont des packs comprenant soit comics + film ou encore dans le cas d'Arkham City, le comics couplé au jeu-vidéo sur PC.

    Aujourd'hui c'est à Justice League «  La tour de Babel » et à son adaptation «  Doom » ( ou échec en français ) que l'on va s'arrêter.

    L'histoire est la suivante : Ra's Al Ghul maître de la ligue des assassins a encore une fois pour projet de détruire une grande partie de l'humanité et son ennemi de toujours Batman. Pour cela il va mettre au point un plan astucieux pour faire tomber les membres de la Justice League un a un. Seulement, comment Ra's a-t-il découvert la manière de détruire la ligue et surtout, a-t-il gagné  ?

    Il faut admettre que l'idée de faire « perdre » la ligue est plutôt intéressante. Une défaite peut être un bon point de départ pour un récit épique voire sombre. Découvrir les faiblesses des héros, les voir tomber et ne pas se relever, c'est quelque chose que tout le monde veut voir même si on aime ces héros.

    De ce coté, c'est plutôt réussi, les différents problèmes des héros, leur chute et donc la faiblesse des êtres humains se suit avec un certain plaisir. Ainsi on suit chaque héros battus, face à leurs plus grandes peurs sans pouvoir y échapper.

    En revanche, même si on voit les héros faillir, on ne fait jamais ou de manière très brève face aux conséquences. Par exemple voir Kyle faire face à ses peurs ( bien que je trouve ça paradoxale pour un Green-Lantern ) est très bien, mais on a aucun indice réel sur l'impact que ça a sur son moral.

    L'absence de conséquences montre que la tour de Babel est peut être trop rapide. On ne prend jamais vraiment le temps d'installer les bases et on est plongé presque directement dans le feu de l'action. Cela marche parfois, mais il faut avouer qu'ici un certain sentiment de vide s'installe au fil du récit.

    La fin aussi est un peu rapide. Non pas qu'elle soit bâclée mais plutôt qu'au final on annonce les conséquences en se doutant que dans 2 numéros tout sera balayé pour faire place à une nouvelle histoire et de nouveaux ennemis.

    Ce n'est clairement pas la plus grande réussite de Waid.

          

    Coté dessin, le constat est pour moi assez catastrophique.

    Globalement, je n'ai pas réussi à accrocher. J'ai trouvé les personnages plutôt ratés. Le plus flagrant est Superman qui est est selon moi vraiment ridicule même si Batman est lui aussi vraiment raté. Chaque plan mettant en avant un personnage est une calamité. Les personnages semblent étirés et leur design même s'il est gardé ne passe vraiment pas pour le style de Porter.

    Alors que parfois de bons dessins peuvent aider à supporter une histoire un peu faible, ici cela rend le récit encore plus lourd alors que c'était vraiment pas nécessaire.

    Enfin dernier constat général : les fiches de personnages semblent réellement anecdotiques tant elles sont courtes et sans vraies informations. Comme un teaser pour une future encyclopédie, on fini par les zapper pour éviter de mettre encore plus de temps à finir l'album.

    Justice League Doom.

                  

    Comme je le disais plus haut, la tour de Babel est un pack. Ainsi avec le comics on a le droit à son adaptation en film d'animation. Sorti en 2012, ce film est une adaptation partielle. Ainsi l'histoire est plus ou moins modifiée, les protagonistes ne sont pas les mêmes et le développement même des péripéties est différent.

    Pourtant le film reste lui aussi assez court au niveau du récit. On passe très rapidement sur les différents événements et la fin arrive un peu brusquement.

    On peut ajouter que les différences niveau personnages est étrange, surtout quand on connait le charisme de certains personnages ajoutés.

    Coté graphique, c'est du très classique comme on en a le droit dans les films d'animation DC.

    En conclusion, on peut dire que la tour de Babel est un semi déception. Pas vraiment mauvais, l'album et le film ne sont pas non plus bons. Les dessins rendent le récit lourd, les différentes épreuves attendant les héros arrivent trop vite et sont sans conséquences.

    Cependant l'album n'est pas à jeter. L'idée de départ est bonne et la manière de mettre à mal les héros est plutôt ingénieuse. Au final il faut se faire un avis par soi-même. Pas extraordinaire, on conseillera cet album aux personnes voulant réellement avoir de la Justice League dans sa bibliothèque à prix plutôt réduit.

                          


    votre commentaire
  •  

    Les comics, c'est génial, on a des auteurs qui sont des dieux vivants ( Miller, Moore, Morrison, Kirby, Kubert [...] ) et qui ont fait des trucs qui changent nos vies et la manière de voir le monde.  

    Mais le comics tel qu'on le connait aujourd'hui est quand même vieux de près de presque 70 ans. Et s'y retrouver quand on a envie de s'y lancer c'est pas simple. Surtout pour les jeunes qui découvrent avec le film de Joss Whedon Avengers ( pour la plupart )

    Pourtant si on y regarde de plus prêt, ce n'est pas si compliqué de se lancer dans les comics une fois que l'on a comprit comment.

    Ce petit dossier s'adresse à TOUT LE MONDE, lecteur VF et lecteurs VO.

     

    Quand on veut commencer il faut déjà avoir les bons outils. Parce que oui, même en débutant par des choses simples, on a pas toujours tous les éléments permettant de se lancer dans le monde des comics.

    Comment fait-on, et surtout on qu'est ce qu'on utilise pour s'aider ?

    Le mieux pour étayer ses connaissances est d'avoir wikipédia sous la main http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal . Avoir ce site à portée est très utile même pour ceux ayant de bonnes connaissances des univers ( pour retrouver un numéro de séries par exemple ).

    Un petit conseil pour les numéros de parutions d'origine ( aux USA donc ) prenez toujours le wikipédia anglais, tout est plus pertinent.

     

    Où commande t-on ?

    Je conseillerais les sites en plusieurs catégories :

    Le lecteur français ira sur les sites «  classiques » comme http://fnac.com qui a généralement toutes les sorties récentes et sur lequel on peut même trouver des perles pas épuisées. Un site qui n'a pas de frais de port ( un grand avantage ) et qui ( dans mon cas ) livre toujours assez rapidement. Quelques problèmes d'emballage parfois mais sinon tout va bien.

    Bien sûr, pour les mensuels VF un tour dans les virgins et marchand de journaux peut aider à trouver ce que vous cherchez.

    Ensuite on peut aussi commander de la VF sur http://soylentcomics.com mais c'est plutôt la VO qu'on privilégie sur celui-là, notamment à cause des frais de port qui poussent à faire de grosses commandes ( commander sur plusieurs mois à l'avance, ça peut aussi être utile pour faire un planning ). Un très bon site qui envoi à intervalles régulières selon commandes et disponibilité.

    Et enfin http://www.archonia.com/comicshop/fr/ qui est là aussi plus avantageux pour les comics vu qu'il y a des frais de ports ( et donc comme expliqué, les grosses commandes sont mieux dans ces cas là ). à noter que sur archonia on trouve des choses en VO qui sont plus dispos ( ou alors sur commande ce qui met du temsp ) sur soylentcomics, donc les deux peuvent s'utiliser en parallèle. Ayant commandé plusieurs fois ici aussi, je le recommande.

    http://www.midtowncomics.com/ pour commander des mensuels VO est aussi pratique, mais gare aux frais de ports là aussi. Un très bon site de la célèbre enseigne bien entendu.

    Et enfin le combo www.amazon.fr , www.amazon.co.uk qui permet de commander des albums en VO principalement et à des prix vraiment abordables.

    Pour commander, ça va mais après comment  se repère t-on ?

     

    On va parler en particulier de DC et Marvel pour le début.

    Commencer marvel en français, c'est dur, très dur. La faute à panini qui fait... Pas grand chose pour ses lecteurs ( et les reboots de magasines tous les ans n'aident pas, bien au contraire ). Donc si vous voulez prendre le train en route, tentez les magasines que vous pourrez tenter de comprendre avec wikipédia.

    En VO, Marvel est plus simple à suivre, on a eu des «  arcs » ( arc narratif, c'est à dire un pan d'une histoire ) qui permettent de s'y retrouver. Donc vous prenez par exemple pour avengers «  avengers 1 » qui permettra de commencer à un point précis de l'histoire qui correspond à un « début ».

    Daredevil #17

    Pour commencer les spider-man, on conseille souvent de commencer par big time et de continuer les albums au fur et à mesure. Il y a aussi des classiques comme La mort de Jean Dewolff ou encore la dernière chasse de Kraven qui sont cultes. En français il est possible de trouver des « spider-man classics » qui permettent de revenir sur certaines histoires de spider-man qui ont marqué sa vie ( bien que la qualité soit plus que relative )

    Pour les x-men le plus simple est de se rendre ici : http://comics-corps.kazeo.com/dossiers/x-men-bien-d%C3%A9buter,a3306998.html où j'avais déjà fait un petit dossier sur comment aborder les x-men sans être perdu avec les différents personnages. Le point d'entrée des x-men se situerais vers House of M réédité par panini bien que je conseillerais surtout Avengers disasembled qui doit malheureusement être difficilement trouvable en français, puis continuer avec Messiah Complex, second coming et d'autres albums et mensuels ( au choix ) déjà sortis ( aussi bien en VF qu'en VO ) pour comprendre la continuité des x-men wikipédia est très utile aussi.

    Pour l'oeuvre Marvel à lire en priorité on citera aussi ( et surtout ) Civil War qui reste aujourd'hui malgré son âge récent, un classique à ne pas louper.

     

    En VO et pour les mensuels je conseille d'attendre le pseudo relaunch de novembre ( deadpool now, uncanny avengers, indestructible hulk, avengers now et j'en passe, vous pouvez préco sur soylent et midtown comics )

    Deadpool #1 Now

    DC Maintenant qui pour le coup a des milliers de choses à proposer et je vais surtout m'attarder sur la VF ( parce que beaucoup de choses sont faites en VF et c'est cool )

    Pour aborder DC, avant il fallait faire comme pour Marvel, c'est à dire chercher. Aujourd'hui, avec Urban Comics c'est plus la peine. En effet, Panini a perdu la licence au cours de l'année ( janvier 2012 ) ce qui permet aujourd'hui à Urban de pouvoir publier ( et en masse ).

    Quelles sont les manières d'aborder DC avec Urban ? C'est simple, l'éditeur a fait plusieurs catégories de comics qui permettent de s'y retrouver très facilement.

    DC Essentiels qui reprend les œuvres cultes, classiques et surtout essentielles pour tout fans de comics. Dans cette collection on retrouve notamment les parfaits V for Vendetta et Watchmen mais aussi le Batman année un ( year one en VO ).

    Pour les novices souhaitant se lancer dans DC sans être perdus, Urban Comics leur a mit à disposition la gamme DC Signatures avec pour Batman et Green Lantern des albums nommés «  Grant Morrison présente » et «  Geoff Johns présente » reprenant les histoires écrites par ses deux auteurs sur leurs séries respectives avant le relaunch. Pour Green Lantern il est conseillé d'enchaîner sur «  Green Lantern Sinestro » et pour Batman sur «  Sombre reflet » en deux tomes pour être dans la continuité avant le relaunch.

    Car oui DC en VO a procédé a un relaunch comme va le faire Marvel dans 3 mois. Ce relaunch correspond à une renumérotation de toutes leurs séries ( 52 pour être précis, d'où le «  new 52 inscrit sur les séries achetées là bas ).

    Grant Morrison présente Batman #1

    Une fois que vous aurez commencé à aborder l'univers DC il est temps de s'attaquer au gros de la firme dont je parlais plus haut  : Le relaunch.

    Et là encore, pas de problème, Urban a tout prévu. Soit vous faites les magasines «  sagas » ( batman sagas , green lantern sagas dc sagas ) bien que les numéros 1 peuvent être déjà difficiles à trouver. Mais c'est pas grave, car en effet si vous aimez particulièrement Batman ou Superman, Urban sort et continue au fil du temps à sortir les séries directement en albums ( par exemple, justice league tome 1 ) ce qui évite de ne pas pouvoir suivre certaines séries. Très pratique donc.

    Maintenant que vous avez les clés pour DC et Marvel attaquons autre chose, quelque chose qui est tout aussi bon mais peut être un peu moins mit en avant, c'est l'indépendant ( ou presque ).

    Parce que oui, Marvel et DC ne sont pas les seuls à proposer des choses intéressantes.

    On trouve par exemple ( réédité chez Urban comics, parfait donc ) des séries comme Fables, sur les héros de contes plongés dans le monde réel qui sont de véritables perles.

    Dans l'indépendant on pense à The Walking Dead chez Delcourt qui a été popularisé par la série ( de qualité plus que douteuse ) en France et aux USA. Mais aussi Buffy contre les vampires, tiré de la très bonne série de Joss Whedon et qui s'en sort plutôt bien en comics. Buffy est édité par Dark Horse aux USA et vous pouvez la trouver en France chez Fusion Comics.

    On peut aussi citer de la VO pour les anglophones et notamment Teenage Mutant Ninjas Turtles ( tortues ninjas donc ) chez IDW dont le tome 1 est dispo chez Soleil en France. Cette nouvelle série reprend les origines des tortues avec des points divergeant. Un must have aussi, loin de l'image enfantine du dessin animé de fin 80.

    Ou bien encore Punk Rock Jesus chez Vertigo , une série déjantée qui deviendra à coup sur culte dans les prochains mois Vous pouvez lire la critique ici : http://comics-corps.kazeo.com/vertigo/vo-punk-rock-jesus-1,a3293854.html Une série que j'aime beaucoup, America's got powers chez Image où on assiste à un «  superbowl » des super-pouvoirs ( en dévoiler plus gâcherait l'intrigue )

    Enfin comment ne pas parler de Kick Ass popularisé lui aussi par le film et qui compte aujourd'hui 2 volumes en VF chez panini.

    Bref, la liste est longue et vous en trouverez probablement par vous même.

    Avec ce dossier, un novice a de quoi être éclairé sur comment aborder les comics avec une vision d'ensemble de ce que l'industrie peut proposer. Bien entendu ce n'est pas une liste complète de comment aborder les comics mais bien une tentative de proposer quelque chose de simple.


    votre commentaire
  •  

    s eo cover

    Dès les années 50, l’univers des comics DC se révèle divisé en de nombreux mondes parallèles (appelés « earth », soit terre en français) présentant des caractéristiques plus ou moins différentes les uns des autres. C’est toujours le cas en 2010, date à laquelle l’auteur J. Michael Straczynski (amazing spider-man, wonder woman) écrit le premier titre de la nouvelle Earth-One : Superman. Le principe de ce monde, pour l’instant composé de deux séries seulement, est semblable à l’univers Ultimate de Marvel : on découvre un reboot des séries, de nouvelles origines aux héros, dans le contexte spatio-temporel du XXIe siècle. Une question se pose toutefois : après les travaux d’auteurs comme John Byrne, Jeph Loeb ou Mark Waid pour ne citer qu’eux, y-a-t’ il encore un créneau pour combiner innovations, nouveautés et origines de Superman ?

    train

    Le premier aspect marquant du titre consiste dans l’orientation nouvelle du personnage : on a plus affaire ici à Clark Kent adulte, musclé et à la morale inflexible mais à un Clark Kent jeune homme de 21 ans, mince, perdu entre une différence qui l’éloigne des hommes, une incertitude face à l’avenir et un désir certain de répondre à l’éducation de ses parents (sensiblement plus jeunes que dans la continuité normale). JMS découpe son récit en deux parties très liées mais bien distinctes dans l’ambiance : la première traite de l’indécision de Clark, fraichement débarqué à Metropolis, quant au sens à donner à sa vie : doit-il utiliser ses pouvoirs pour lutter contre le mal, pour la science, honorant ainsi le souhait de ses parents, pour le sport…etc, doit-il se cacher pour tenter de vivre comme n’importe quel homme ? Cette partie, très bien traitée par l’auteur et surtout véritablement originale, conserve toutefois plusieurs éléments du mythe : la découverte de Clark bébé, l’équipe du Planet (malgré un Jimmy Olsen agréablement plus percutant)…La seconde partie, quant à elle, prend la direction du titre d’action et installe le personnage dans son rôle de Superman à grand renfort d’une invasion extraterrestre dont on ne dira rien de plus pour éviter le spoil. Cette deuxième partie est efficace à défaut d’être aussi originale que la première : elle a le mérite d’expliquer de manière relativement crédible le choix de Kent de devenir un héros, et présente même quelques éléments intéressants dans les flashbacks. La partie scénario est donc bien soignée, agréable à découvrir d’abord, distrayante ensuite, et trouve sa place entre créations nouvelles (que l’on aurait aimé hélas plus nombreuses) et éléments indispensables du mythe.

    doubt
    Au niveau des dessins, on retrouve l’artiste Shane Davis (final crisis : red lanterns, quelques numéros deSuperman/Batman), avec un style moderne et précis qui colle parfaitement à la réactualisation moderne voulue pour les Earth-One. Dès les premières pages, le character design de Clark frappe puisqu’on le découvre en sweat noir à capuche rouge, dans une tenue qui rappelle beaucoup le héros du jeu Prototype. Toutefois, la volonté moderniste a son revers, et on perd l’aspect original et déco que peut revêtir Metropolis pour trouver une métropole somme toute très classique, semblable à New York. Les phases d’action n’en sont pas moins très dynamiques, les vues de bâtiments et de ville remarquables et les intérieurs réalistes, cohérents. Le design du costume, pour sa part, oscille avec efficacité entre le moderne et le classique et ne dénote pas dans le décor : une réussite de ce point de vue.
    supe suit

    En conclusion, l’équipe artistique remplit plutôt bien son contrat avec ce Superman : Earth-One moderne, tour à tour intimiste et dynamique. Le personnage de Clark gagne en humanité voire en crédibilité ce qu’il perd en perfection, et c’est sûrement ce point-là qui divisera le plus la communauté des fans de comics : ce n’est qu’à condition de faire une légère concession sur le caractère habituel de Supe que l’histoire que veut nous conter JMS est appréciable pour les connaisseurs. A l’inverse, comme dans le cas de l’univers Ultimate de Marvel, ce Earth-One, qui ne nécessite pas de prérequis, peut constituer une bonne entrée dans le monde du comics de super-héros modernes pour un néophyte, à condition que celui-ci possède un niveau moyen en anglais, puisque Earth-One n’est pas (encore ?) paru en France.

     

    Simon

    Superman : Earth-One est disponible en HC pour environ 15€, une suite est prévue pour le 13 novembre 2012.

    arrive


     


    votre commentaire
  • Alors que je trouve que les magasines consacrés aux X-Men sont bordéliques à souhait ( je pense par exemple à la série Second Coming éditée il y a environ 1 an et demi ) , panini nous sort une mini série consacrée au mutant ancien super-vilain le plus badass de Marvel. Cette série, c'est Magneto «  not a hero » et nous est proposée en intégralité ( heureusement pour 86 pages ) avec une short story Gold, Guns, Girls.

    Cette histoire se passe quelques temps après les conséquences de Schism qui ont vu une scission entre les membres des X-Men. Scott est resté sur Utopia pour former ses élèves ( dont Hope ) tandis que Wolverine reprend l'ancienne école de Charles Xavier renommée maintenant Jean Grey School.

    Magneto tout le monde commence à le savoir est passé du coté des gentils depuis un certain temps maintenant. Après le « clash » entre Logan et Scott, Erik lui reste sur Utopia.

    Mais que se passerait-il si Magneto reprenait ses mauvaises habitudes, c'est à dire tuer ? C'est ce qui semble se passer lorsqu'un meeting anti-mutant est attaqué par un être portant l'armure d'Erik. Aucune personne ne survivra à l'attaque et cela re-attise les tensions entre humains et homo-superiors. L'ancien leader des Brotherhood of Mutants devra prouver son innocence aux yeux du monde pour éviter d'engendrer un conflit comme celui de Schism.

    On est face à un scénario tout à fait classique. L'ancien méchant doit prouver qu'il n'est plus mauvais, pour cela il enquête et découvrira des choses qui vont l'amener à des événements plus ou moins graves. Sauf que le coté classique rend le récit plat et sans réel intérêt. On lit le récit certes rapidement mais on est absolument pas surprit parce qui se passe. Pire, les facilités scénaristiques sont assez exaspérantes. Sans dévoiler l'intrigue de manière détaillée, on a une révélation qui peut faire pousser un soupir «  ils l'ont fait, mouais ». De plus on se retrouve avec une fin que je trouve bâclée, qui arrive en quelques pages et qui est quand même vraiment cliché.

    Coté dessin c'est assez correct mais pas transcendant. Clay Mann réussi à faire quelque chose qui se laisse lire et qui reste assez agréable. Cependant quelques plans pèchent réellement en devenant très brouillons. On sait pas toujours où on se trouve et ça bloque légèrement la lecture. Malgré tout l'histoire se suit agréablement et on peut facilement pardonner les quelques problèmes de plans même si ça n'est pas non plus extraordinaire.

     

    Magneto Not a hero est donc une série sympathique. Elle n'a aucun impact réel sur la continuité et n'est pas un des récits les plus intelligents mais globalement ça se laisse lire. Si le personnage vous intéresse ou vous intrigue, tentez l'aventure. C'est court et « seulement » 5€50 donc cela reste au final ça reste une petite lecture pop-corn.

    Cyborgwolf

              


    votre commentaire
  • azrael cover1

    Azraël dans certaines traditions hébraïques signifie Ange de la mort , il est non pas " la mort " mais le bras droit de Dieu pour accomplir certaines " tâches " . Ce personnage est le même à la fois pour le Judaïsme que dans l'Islam. 

    Mais ce n'est pas de religion dont il est question mais de Comics.

    Dans l'univers de DC, Azrael est un guerrier "créé" par l'ordre de Saint Dumas l'ordre religieux antique ( comme les croisés, les templiers et les maçons, qui ont une conception du saint Graal différente selon les époques. L'ordre de Saint Dumas lui est une création de DC ) pour apporter la " parole " de Dieu dans le monde ... 


    Azrael n'est pas un personnage à proprement parler mais un groupe d'assassins appliquant une justice divine ( Comme le véritable archange Azraël le fait dans l'Islam ). Le personnage apparaît pour la première fois en 1992. 
    On remarquera la très grande similitude avec l'ordre des assassins du jeu Assassin Creed qui s'inspirent du même " mythe " religieux avec le même ordre saint devant protéger les reliques du messie ( pour la version chrétienne du moins ). Les costumes des assassins et celui d'Azrael sont d'ailleurs assez ressemblants.

     

    comparaison azrael

    Le personnage fait d'ailleurs une petite apparition dans le jeu Batman Arkham City au terme d'une des missions secondaires.

    Pourquoi Azrael est-il important ? 

    Tout simplement parce qu'outre le fait qu'il soit un personnage qui soit très classe, il est aussi très important. 

    En effet durant Knightfall en 1994, durant son combat contre Bane réédité à la fois en VO et depuis peu en VF, Bruce Wayne a la colonne vertébrale brisée par le genoux du géant et a complètement disparu de Gotham City mais Batman lui n'avait pas disparut. C'était en effet le premier Azrael Jean-Paul Valley qui prit le costume de la chauve-souris pour faire régner la justice de manière assez ... Sanglante 
    On pouvait facilement savoir que ce n'était pas le même Batman de part son costume qui était alors devenu plus mécanique afin de faire des dégâts. Cette armure était révélée à Jean Paul à travers diverses révélations qui l'aideront à former petit à petit l'armure complète du « nouveau » Batman.

     

    knightfall azrael

     

    Après plusieurs mois de convalescence et d'aventures l'aidant à devenir plus fort psychologiquement, Bruce Wayne revient à Gotham. Il reprend son ancien costume et part à la rencontre d'Azrael pour faire lui faire arrêter sa quête sanglante de la justice. Au terme d'un affrontement, Wayne convainc Valley d'abandonner le costume et le rôle de Batman pour le laisser faire son travail à sa manière. On se rend compte à ce moment que malgré ses méthodes violentes, Azrael n'est pas un super-vilain, il œuvrait vraiment pour la justice.

     

    Azrael a eu plusieurs séries dont une dans les années 90 et celle de 18 épisodes sortie entre 2009 et 2010. C'est celle-ci qui nous intéresse.

    On y suit Michael Lane devenu Azrael et devant faire face à la fois à son passé et à des ennemis issus de sa "culture".
    Niveau scénario la série tient bien la route, les différents ennemis ont un charisme qui changent des vilains de la série Batman. L'ambiance religieuse qui se dégage du titre n'est pas superficielle et arrive à donner un véritable cachet à la série. La vie « civile » religieuse est elle aussi bien traitée. Quant à Lane, le personnage est plutôt bien traité. Que ce soit en tant qu'Azrael ou dans la vie de tous les jours, on sent que le personnage est toujours tiraillé et doit faire attention à ses proches. L'histoire est aussi ponctuée de flashbacks qui nous montrent la vie passée de Michael. Ils servent à nous faire rentrer un peu plus dans le personnage à travers les différentes horreurs qu'il a pu voir, et c'est assez réussi.

    Cette série réussi l'exploit de nous plonger dans un Gotham différent de celui que l'on voit habituellement. C'est en effet un gotham « civil » qui est dépeint avec les problèmes des habitants. On y voit des tensions religieuses et d'autres problèmes de société que l'on retrouve dans la vie de tous les jours. Il est donc agréable de sortir des canons de Gotham pour proposer quelque chose de plus terre à terre ( malgré le domaine mystique très présent ).

    Coté dessin c'est vraiment une réussite. Les planches sont très belles et le coté mystique ressort bien dans l'ensemble. Ce n'est certes pas une claque graphique mais le tout tient la route et arrive à nous faire rentrer dans l'histoire.

    Il faut noter que les covers elles aussi sont vraiment magnifiques pour la plupart en faisant penser à des peintures religieuses très réussies.

     


    Cette série est donc une très bonne surprise. Nous plongeant dans un univers mystique plutôt crédible avec de bon personnages, les 18 numéros se laissent lire très facilement. De plus les dessins servent très bien l'histoire. C'est donc une série à suivre pour peu que le coté religieux ne rebute pas. À titre personnel, je trouve dommage que le new 52 n'accueille pas encore ce personnage. J'espère réellement qu'il finira par apparaître car il serait dommage de passer à coté.

    Cyborgwolf

    En bonus, des exemples de mes couvertures préférées.
     

    cover1
     
    cover2
     
    cover3

    votre commentaire