• Après un numéro 1 très classique sorti début juillet, He-Man est revenu le 12 septembre pour le numéro #2. Pour ce numéro, Robinson est toujours crédité au scénario mais pour combien de temps encore ?. Cet épisode va-t-il finalement avancer dans l'histoire et être plus centré sur l'action ( ce que l'on est en droit d'attendre pour un titre « Musclor » )?

    He-Man and the Masters of the Universe #2

    Dans l'épisode précédent on rencontrait Adam fils d'un bûcheron malade. Adam semble ne pas être le prince d'Eternia se transformant en He-Man le guerrier le plus puissant de l'univers. Pourtant le jeune garçon est assaillit par des rêve de guerres épiques

    Après avoir prit conscience qu'il n'était pas destiné à être bûcheron toute sa vie, Adam quitte son foyer pour partir à l'aventure où il fera la connaissance de Zoar. Au court de son périple il sera attaqué par Beastman qu'il arrivera à défaire grâce aux souvenirs enfouis de He-Man que possède Adam.

    On commence le numéro #2 au château GreySkull ( le fameux ) où il semble que Skeletor ai élu résidence après avoir fomenté des plans diabolique que je ne dévoilerais pas. He-Man après avoir battu Beastman se rend dans le désert où il sera capturé par les soldats de Kronis qui va l'obliger à plaider sa cause dans un duel à mort contre sa garde personnelle. Adam va-t-il se sortir de cette situation périlleuse ? Et surtout, va-t-on enfin savoir pourquoi il ne semble plus avoir connaissance de son passé en tant que He-Man ?

    Qu'on ne se le cache pas, ce numéro reste introductif et très classique. On ne sort pas du schéma «  Adam va-t-il retrouver la mémoire ? La suite, au prochain épisode ! » et c'est plutôt une bonne chose quand on connait le matériel d'origine. He-Man n'a jamais été connu pour sa profondeur scénaristique même si son bestiaire et son univers global restent assez développés.

    Cependant, alors que le numéro #1 était à mon avis un peu trop avare en action et scènes faisant avancer l'intrigue, ce numéro #2 avance ( légèrement ) dans l'intrigue et propose un peu plus d'action. Malgré tout, que l'on ne s'attende toujours pas à voir He-Man lui même, ici c'est toujours Adam le héros et il est toujours à la recherche de son passé et de sa destiné.

          

    Coté dessin, ça pèche un peu. Les décors restent assez impressionnants et Greyskull en particulier reste assez agréable à l’œil. Les personnages quant-à eux sont pas extraordinairement bien dessinés. C'est en particulier vrai pour les visages qui sont par exemple vraiment raté dans les scènes d'actions, surtout pour les humains. Les monstres eux restent assez correct même si on est jamais vraiment ébloui par le style graphique. Une évolution graphique sera vraiment nécessaire si les numéros suivants venaient à devenir épiques.

    Ce numéro #2 est donc encore une fois classique et sans surprise. Toujours très peu d'indice sur les événements passés, on suit toujours Adam toujours aussi faible et inexpérimenté, victime de sa condition.

    On note une nette amélioration du coté action du titre avec une part plus importante de combats. Espérons que cela va aller crescendo dans le futur pour retrouver le vrai He-Man.

    Un numéro spécial de He-Man and the Masters of the Universe consacré au passé de Skelettor sera publié fin Octobre de cette année. On nous promet des révélations sur le passé du vilain emblématique et surtout, pourquoi est-il aussi méchant ( Parce que ! ) ?

    Cyborgwolf


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  • punk-rock-jesus-3-cover-Sean-Murphy

     Punk Rock Jesus #3/6

    Cet article dévoile en partie l'intrigue de cette issue, ainsi que des deux premiers numéros. 

     

    En deux numéros seulement, la mini-série de Sean Murphy s'est imposée comme un must-have du comic indépendant. Ce numéro 3 marque déjà la moitié de l'histoire, l'occasion de faire un petit bilan général et de voir quelle direction prend l’œuvre.

     

    Dans les numéros #1 et #2, on assistait à la naissance devant les caméras du monde entier du clone de Jésus-Christ, star d'un nouveau show de télé-réalité. Sur une période d'environ 6 mois, les choses évoluent très vite. La jeune mère déprime, se noie dans l'alcool, tente de s'évader. Ses liens avec le garde de la sécurité, Thomas, deviennent plus amicaux. Tous les personnages sont toujours sous le joug de Slate et de sa logique d'audience et de profit.

    Ce numéro 3 apporte énormément, et pour cause. Chris n'était alors qu'un bébé. Mais les choses évoluant très vite, nous voilà projetés 9 ans plus tard.

     

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    Il a grandi, n'est-ce pas? 

     

    Naturellement, Jésus-bis se voit confronté au monde extérieur, tellement différent du cocon aseptisé des studios de J2. L'école, les amis, les interview... Chris à droit à tout le régime d'un enfant « normal » (ou presque). Mais quand sa mère se fait renvoyer de l'émission, les choses changent. Pas content, le presque-pré-adolescent va commencer à se rebeller et à faire la foire dans les studios, taguant et cassant tout comme un vrai sale jeune de punk (vous commencez à entrevoir le côté Rock du titre?).

    Encore une fois, les choses vont très vite. On passe plusieurs années en quelques pages, les événements s'enchaînent sans aucun temps mort. La fin, encore une fois, nous laisse sur un énorme cliffhanger (que je ne révélerai pas) qui donne une toute nouvelle dimension au titre, nécessitant presque un regard totalement différent sur ce qui s'est produit avant. Où Sean Murphy veut-il nous emmener, je ne sais pas. Mais une chose est sure, j'ai hâte d'y être.

     

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    Cola, l'ours polaire, est toujours là pour notre plus grand plaisir

    Un point que je note tout de même. La menace que représentait les « New American Christians » dans les deux premiers semble un peu passée sous silence. Le danger semble venir de l'intérieur du studio, bien plus que de l'extérieur.

    Si vous en êtes au #3, vous commencez à le savoir, surtout que je le répète dans chacune de mes review, mais Murphy nous donne encore (et toujours) un véritable cours de dessin. Pas besoin de couleur pour rendre les planches magnifiques. Les expressions sont incroyablement bien rendues, sans forcément énormément de détails, tout en accordant une place importante au background. Et le papier est très agréable, loin du papier-journal cheap qu'on retrouve pour certains titres (je pense à Hawkeye...).

     

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    Si vous en doutez encore, je crois que je ne peux plus rien pour vous. Punk Rock Jesus est en phase de devenir un classique incontournable du genre. A la moitié de l'histoire, je ne trouve aucun défaut à ce titre. Si vous n'avez pas commencé, attendez la sortie en HC, ça vaut vraiment le coup. Pourquoi s'en priver ? C'est toujours chez Vertigo, toujours 3$ pour un peu plus de 30 pages.

     

    DevilPoulet


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  • Moins d'un an après avoir obtenu la licence DC, Urban Comics continue de vider le porte-monnaie des fans en proposant beaucoup de parutions dont des packs comprenant soit comics + film ou encore dans le cas d'Arkham City, le comics couplé au jeu-vidéo sur PC.

    Aujourd'hui c'est à Justice League «  La tour de Babel » et à son adaptation «  Doom » ( ou échec en français ) que l'on va s'arrêter.

    L'histoire est la suivante : Ra's Al Ghul maître de la ligue des assassins a encore une fois pour projet de détruire une grande partie de l'humanité et son ennemi de toujours Batman. Pour cela il va mettre au point un plan astucieux pour faire tomber les membres de la Justice League un a un. Seulement, comment Ra's a-t-il découvert la manière de détruire la ligue et surtout, a-t-il gagné  ?

    Il faut admettre que l'idée de faire « perdre » la ligue est plutôt intéressante. Une défaite peut être un bon point de départ pour un récit épique voire sombre. Découvrir les faiblesses des héros, les voir tomber et ne pas se relever, c'est quelque chose que tout le monde veut voir même si on aime ces héros.

    De ce coté, c'est plutôt réussi, les différents problèmes des héros, leur chute et donc la faiblesse des êtres humains se suit avec un certain plaisir. Ainsi on suit chaque héros battus, face à leurs plus grandes peurs sans pouvoir y échapper.

    En revanche, même si on voit les héros faillir, on ne fait jamais ou de manière très brève face aux conséquences. Par exemple voir Kyle faire face à ses peurs ( bien que je trouve ça paradoxale pour un Green-Lantern ) est très bien, mais on a aucun indice réel sur l'impact que ça a sur son moral.

    L'absence de conséquences montre que la tour de Babel est peut être trop rapide. On ne prend jamais vraiment le temps d'installer les bases et on est plongé presque directement dans le feu de l'action. Cela marche parfois, mais il faut avouer qu'ici un certain sentiment de vide s'installe au fil du récit.

    La fin aussi est un peu rapide. Non pas qu'elle soit bâclée mais plutôt qu'au final on annonce les conséquences en se doutant que dans 2 numéros tout sera balayé pour faire place à une nouvelle histoire et de nouveaux ennemis.

    Ce n'est clairement pas la plus grande réussite de Waid.

          

    Coté dessin, le constat est pour moi assez catastrophique.

    Globalement, je n'ai pas réussi à accrocher. J'ai trouvé les personnages plutôt ratés. Le plus flagrant est Superman qui est est selon moi vraiment ridicule même si Batman est lui aussi vraiment raté. Chaque plan mettant en avant un personnage est une calamité. Les personnages semblent étirés et leur design même s'il est gardé ne passe vraiment pas pour le style de Porter.

    Alors que parfois de bons dessins peuvent aider à supporter une histoire un peu faible, ici cela rend le récit encore plus lourd alors que c'était vraiment pas nécessaire.

    Enfin dernier constat général : les fiches de personnages semblent réellement anecdotiques tant elles sont courtes et sans vraies informations. Comme un teaser pour une future encyclopédie, on fini par les zapper pour éviter de mettre encore plus de temps à finir l'album.

    Justice League Doom.

                  

    Comme je le disais plus haut, la tour de Babel est un pack. Ainsi avec le comics on a le droit à son adaptation en film d'animation. Sorti en 2012, ce film est une adaptation partielle. Ainsi l'histoire est plus ou moins modifiée, les protagonistes ne sont pas les mêmes et le développement même des péripéties est différent.

    Pourtant le film reste lui aussi assez court au niveau du récit. On passe très rapidement sur les différents événements et la fin arrive un peu brusquement.

    On peut ajouter que les différences niveau personnages est étrange, surtout quand on connait le charisme de certains personnages ajoutés.

    Coté graphique, c'est du très classique comme on en a le droit dans les films d'animation DC.

    En conclusion, on peut dire que la tour de Babel est un semi déception. Pas vraiment mauvais, l'album et le film ne sont pas non plus bons. Les dessins rendent le récit lourd, les différentes épreuves attendant les héros arrivent trop vite et sont sans conséquences.

    Cependant l'album n'est pas à jeter. L'idée de départ est bonne et la manière de mettre à mal les héros est plutôt ingénieuse. Au final il faut se faire un avis par soi-même. Pas extraordinaire, on conseillera cet album aux personnes voulant réellement avoir de la Justice League dans sa bibliothèque à prix plutôt réduit.

                          


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    Les comics, c'est génial, on a des auteurs qui sont des dieux vivants ( Miller, Moore, Morrison, Kirby, Kubert [...] ) et qui ont fait des trucs qui changent nos vies et la manière de voir le monde.  

    Mais le comics tel qu'on le connait aujourd'hui est quand même vieux de près de presque 70 ans. Et s'y retrouver quand on a envie de s'y lancer c'est pas simple. Surtout pour les jeunes qui découvrent avec le film de Joss Whedon Avengers ( pour la plupart )

    Pourtant si on y regarde de plus prêt, ce n'est pas si compliqué de se lancer dans les comics une fois que l'on a comprit comment.

    Ce petit dossier s'adresse à TOUT LE MONDE, lecteur VF et lecteurs VO.

     

    Quand on veut commencer il faut déjà avoir les bons outils. Parce que oui, même en débutant par des choses simples, on a pas toujours tous les éléments permettant de se lancer dans le monde des comics.

    Comment fait-on, et surtout on qu'est ce qu'on utilise pour s'aider ?

    Le mieux pour étayer ses connaissances est d'avoir wikipédia sous la main http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal . Avoir ce site à portée est très utile même pour ceux ayant de bonnes connaissances des univers ( pour retrouver un numéro de séries par exemple ).

    Un petit conseil pour les numéros de parutions d'origine ( aux USA donc ) prenez toujours le wikipédia anglais, tout est plus pertinent.

     

    Où commande t-on ?

    Je conseillerais les sites en plusieurs catégories :

    Le lecteur français ira sur les sites «  classiques » comme http://fnac.com qui a généralement toutes les sorties récentes et sur lequel on peut même trouver des perles pas épuisées. Un site qui n'a pas de frais de port ( un grand avantage ) et qui ( dans mon cas ) livre toujours assez rapidement. Quelques problèmes d'emballage parfois mais sinon tout va bien.

    Bien sûr, pour les mensuels VF un tour dans les virgins et marchand de journaux peut aider à trouver ce que vous cherchez.

    Ensuite on peut aussi commander de la VF sur http://soylentcomics.com mais c'est plutôt la VO qu'on privilégie sur celui-là, notamment à cause des frais de port qui poussent à faire de grosses commandes ( commander sur plusieurs mois à l'avance, ça peut aussi être utile pour faire un planning ). Un très bon site qui envoi à intervalles régulières selon commandes et disponibilité.

    Et enfin http://www.archonia.com/comicshop/fr/ qui est là aussi plus avantageux pour les comics vu qu'il y a des frais de ports ( et donc comme expliqué, les grosses commandes sont mieux dans ces cas là ). à noter que sur archonia on trouve des choses en VO qui sont plus dispos ( ou alors sur commande ce qui met du temsp ) sur soylentcomics, donc les deux peuvent s'utiliser en parallèle. Ayant commandé plusieurs fois ici aussi, je le recommande.

    http://www.midtowncomics.com/ pour commander des mensuels VO est aussi pratique, mais gare aux frais de ports là aussi. Un très bon site de la célèbre enseigne bien entendu.

    Et enfin le combo www.amazon.fr , www.amazon.co.uk qui permet de commander des albums en VO principalement et à des prix vraiment abordables.

    Pour commander, ça va mais après comment  se repère t-on ?

     

    On va parler en particulier de DC et Marvel pour le début.

    Commencer marvel en français, c'est dur, très dur. La faute à panini qui fait... Pas grand chose pour ses lecteurs ( et les reboots de magasines tous les ans n'aident pas, bien au contraire ). Donc si vous voulez prendre le train en route, tentez les magasines que vous pourrez tenter de comprendre avec wikipédia.

    En VO, Marvel est plus simple à suivre, on a eu des «  arcs » ( arc narratif, c'est à dire un pan d'une histoire ) qui permettent de s'y retrouver. Donc vous prenez par exemple pour avengers «  avengers 1 » qui permettra de commencer à un point précis de l'histoire qui correspond à un « début ».

    Daredevil #17

    Pour commencer les spider-man, on conseille souvent de commencer par big time et de continuer les albums au fur et à mesure. Il y a aussi des classiques comme La mort de Jean Dewolff ou encore la dernière chasse de Kraven qui sont cultes. En français il est possible de trouver des « spider-man classics » qui permettent de revenir sur certaines histoires de spider-man qui ont marqué sa vie ( bien que la qualité soit plus que relative )

    Pour les x-men le plus simple est de se rendre ici : http://comics-corps.kazeo.com/dossiers/x-men-bien-d%C3%A9buter,a3306998.html où j'avais déjà fait un petit dossier sur comment aborder les x-men sans être perdu avec les différents personnages. Le point d'entrée des x-men se situerais vers House of M réédité par panini bien que je conseillerais surtout Avengers disasembled qui doit malheureusement être difficilement trouvable en français, puis continuer avec Messiah Complex, second coming et d'autres albums et mensuels ( au choix ) déjà sortis ( aussi bien en VF qu'en VO ) pour comprendre la continuité des x-men wikipédia est très utile aussi.

    Pour l'oeuvre Marvel à lire en priorité on citera aussi ( et surtout ) Civil War qui reste aujourd'hui malgré son âge récent, un classique à ne pas louper.

     

    En VO et pour les mensuels je conseille d'attendre le pseudo relaunch de novembre ( deadpool now, uncanny avengers, indestructible hulk, avengers now et j'en passe, vous pouvez préco sur soylent et midtown comics )

    Deadpool #1 Now

    DC Maintenant qui pour le coup a des milliers de choses à proposer et je vais surtout m'attarder sur la VF ( parce que beaucoup de choses sont faites en VF et c'est cool )

    Pour aborder DC, avant il fallait faire comme pour Marvel, c'est à dire chercher. Aujourd'hui, avec Urban Comics c'est plus la peine. En effet, Panini a perdu la licence au cours de l'année ( janvier 2012 ) ce qui permet aujourd'hui à Urban de pouvoir publier ( et en masse ).

    Quelles sont les manières d'aborder DC avec Urban ? C'est simple, l'éditeur a fait plusieurs catégories de comics qui permettent de s'y retrouver très facilement.

    DC Essentiels qui reprend les œuvres cultes, classiques et surtout essentielles pour tout fans de comics. Dans cette collection on retrouve notamment les parfaits V for Vendetta et Watchmen mais aussi le Batman année un ( year one en VO ).

    Pour les novices souhaitant se lancer dans DC sans être perdus, Urban Comics leur a mit à disposition la gamme DC Signatures avec pour Batman et Green Lantern des albums nommés «  Grant Morrison présente » et «  Geoff Johns présente » reprenant les histoires écrites par ses deux auteurs sur leurs séries respectives avant le relaunch. Pour Green Lantern il est conseillé d'enchaîner sur «  Green Lantern Sinestro » et pour Batman sur «  Sombre reflet » en deux tomes pour être dans la continuité avant le relaunch.

    Car oui DC en VO a procédé a un relaunch comme va le faire Marvel dans 3 mois. Ce relaunch correspond à une renumérotation de toutes leurs séries ( 52 pour être précis, d'où le «  new 52 inscrit sur les séries achetées là bas ).

    Grant Morrison présente Batman #1

    Une fois que vous aurez commencé à aborder l'univers DC il est temps de s'attaquer au gros de la firme dont je parlais plus haut  : Le relaunch.

    Et là encore, pas de problème, Urban a tout prévu. Soit vous faites les magasines «  sagas » ( batman sagas , green lantern sagas dc sagas ) bien que les numéros 1 peuvent être déjà difficiles à trouver. Mais c'est pas grave, car en effet si vous aimez particulièrement Batman ou Superman, Urban sort et continue au fil du temps à sortir les séries directement en albums ( par exemple, justice league tome 1 ) ce qui évite de ne pas pouvoir suivre certaines séries. Très pratique donc.

    Maintenant que vous avez les clés pour DC et Marvel attaquons autre chose, quelque chose qui est tout aussi bon mais peut être un peu moins mit en avant, c'est l'indépendant ( ou presque ).

    Parce que oui, Marvel et DC ne sont pas les seuls à proposer des choses intéressantes.

    On trouve par exemple ( réédité chez Urban comics, parfait donc ) des séries comme Fables, sur les héros de contes plongés dans le monde réel qui sont de véritables perles.

    Dans l'indépendant on pense à The Walking Dead chez Delcourt qui a été popularisé par la série ( de qualité plus que douteuse ) en France et aux USA. Mais aussi Buffy contre les vampires, tiré de la très bonne série de Joss Whedon et qui s'en sort plutôt bien en comics. Buffy est édité par Dark Horse aux USA et vous pouvez la trouver en France chez Fusion Comics.

    On peut aussi citer de la VO pour les anglophones et notamment Teenage Mutant Ninjas Turtles ( tortues ninjas donc ) chez IDW dont le tome 1 est dispo chez Soleil en France. Cette nouvelle série reprend les origines des tortues avec des points divergeant. Un must have aussi, loin de l'image enfantine du dessin animé de fin 80.

    Ou bien encore Punk Rock Jesus chez Vertigo , une série déjantée qui deviendra à coup sur culte dans les prochains mois Vous pouvez lire la critique ici : http://comics-corps.kazeo.com/vertigo/vo-punk-rock-jesus-1,a3293854.html Une série que j'aime beaucoup, America's got powers chez Image où on assiste à un «  superbowl » des super-pouvoirs ( en dévoiler plus gâcherait l'intrigue )

    Enfin comment ne pas parler de Kick Ass popularisé lui aussi par le film et qui compte aujourd'hui 2 volumes en VF chez panini.

    Bref, la liste est longue et vous en trouverez probablement par vous même.

    Avec ce dossier, un novice a de quoi être éclairé sur comment aborder les comics avec une vision d'ensemble de ce que l'industrie peut proposer. Bien entendu ce n'est pas une liste complète de comment aborder les comics mais bien une tentative de proposer quelque chose de simple.


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    s eo cover

    Dès les années 50, l’univers des comics DC se révèle divisé en de nombreux mondes parallèles (appelés « earth », soit terre en français) présentant des caractéristiques plus ou moins différentes les uns des autres. C’est toujours le cas en 2010, date à laquelle l’auteur J. Michael Straczynski (amazing spider-man, wonder woman) écrit le premier titre de la nouvelle Earth-One : Superman. Le principe de ce monde, pour l’instant composé de deux séries seulement, est semblable à l’univers Ultimate de Marvel : on découvre un reboot des séries, de nouvelles origines aux héros, dans le contexte spatio-temporel du XXIe siècle. Une question se pose toutefois : après les travaux d’auteurs comme John Byrne, Jeph Loeb ou Mark Waid pour ne citer qu’eux, y-a-t’ il encore un créneau pour combiner innovations, nouveautés et origines de Superman ?

    train

    Le premier aspect marquant du titre consiste dans l’orientation nouvelle du personnage : on a plus affaire ici à Clark Kent adulte, musclé et à la morale inflexible mais à un Clark Kent jeune homme de 21 ans, mince, perdu entre une différence qui l’éloigne des hommes, une incertitude face à l’avenir et un désir certain de répondre à l’éducation de ses parents (sensiblement plus jeunes que dans la continuité normale). JMS découpe son récit en deux parties très liées mais bien distinctes dans l’ambiance : la première traite de l’indécision de Clark, fraichement débarqué à Metropolis, quant au sens à donner à sa vie : doit-il utiliser ses pouvoirs pour lutter contre le mal, pour la science, honorant ainsi le souhait de ses parents, pour le sport…etc, doit-il se cacher pour tenter de vivre comme n’importe quel homme ? Cette partie, très bien traitée par l’auteur et surtout véritablement originale, conserve toutefois plusieurs éléments du mythe : la découverte de Clark bébé, l’équipe du Planet (malgré un Jimmy Olsen agréablement plus percutant)…La seconde partie, quant à elle, prend la direction du titre d’action et installe le personnage dans son rôle de Superman à grand renfort d’une invasion extraterrestre dont on ne dira rien de plus pour éviter le spoil. Cette deuxième partie est efficace à défaut d’être aussi originale que la première : elle a le mérite d’expliquer de manière relativement crédible le choix de Kent de devenir un héros, et présente même quelques éléments intéressants dans les flashbacks. La partie scénario est donc bien soignée, agréable à découvrir d’abord, distrayante ensuite, et trouve sa place entre créations nouvelles (que l’on aurait aimé hélas plus nombreuses) et éléments indispensables du mythe.

    doubt
    Au niveau des dessins, on retrouve l’artiste Shane Davis (final crisis : red lanterns, quelques numéros deSuperman/Batman), avec un style moderne et précis qui colle parfaitement à la réactualisation moderne voulue pour les Earth-One. Dès les premières pages, le character design de Clark frappe puisqu’on le découvre en sweat noir à capuche rouge, dans une tenue qui rappelle beaucoup le héros du jeu Prototype. Toutefois, la volonté moderniste a son revers, et on perd l’aspect original et déco que peut revêtir Metropolis pour trouver une métropole somme toute très classique, semblable à New York. Les phases d’action n’en sont pas moins très dynamiques, les vues de bâtiments et de ville remarquables et les intérieurs réalistes, cohérents. Le design du costume, pour sa part, oscille avec efficacité entre le moderne et le classique et ne dénote pas dans le décor : une réussite de ce point de vue.
    supe suit

    En conclusion, l’équipe artistique remplit plutôt bien son contrat avec ce Superman : Earth-One moderne, tour à tour intimiste et dynamique. Le personnage de Clark gagne en humanité voire en crédibilité ce qu’il perd en perfection, et c’est sûrement ce point-là qui divisera le plus la communauté des fans de comics : ce n’est qu’à condition de faire une légère concession sur le caractère habituel de Supe que l’histoire que veut nous conter JMS est appréciable pour les connaisseurs. A l’inverse, comme dans le cas de l’univers Ultimate de Marvel, ce Earth-One, qui ne nécessite pas de prérequis, peut constituer une bonne entrée dans le monde du comics de super-héros modernes pour un néophyte, à condition que celui-ci possède un niveau moyen en anglais, puisque Earth-One n’est pas (encore ?) paru en France.

     

    Simon

    Superman : Earth-One est disponible en HC pour environ 15€, une suite est prévue pour le 13 novembre 2012.

    arrive


     


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