• Qui n'a jamais entendu parler de Donald Duck aujourd'hui ? Ce canard Colérique créé par Dick Lundy est apparu « officiellement » dans le court métrage «  une petite poule avisée » en 1934. Donald est un canard ( hum ) qui semble être colérique , impatient mais surtout maladroit.

    Le canard accompagnait souvent Mickey Mouse pour faire le contrepoids entre le caractère gentil et doux de la souris.

     

    the wise

    C'est en 1935 que Carl Barks commence à s'occuper du personnage en scénarisant le court métrage « Inventions Modernes » un classique du genre dans lequel Donald est réellement malmené. Donald au fil du temps un personnage très populaire. On peut notamment citer quelques chiffres prouvant sa popularité. Ainsi il y a eu 128 films en 30 ans sur le canard alors qu'à titre de comparaison Mickey Mouse n'en a eu « que » 119 . L'aventure cinématographique de Donald s'arrêtera dans les années 60 mais son succès lui ne baissa pas.

    Le canard eu ainsi le droit à de nombreux produits dérivés que ce soit des peluches, des vêtements à son effigie, des figurines et j'en passe. Mais on a aussi pu le voir dans de nombreux jeux vidéos et ce dès la Amstrad CPC ! Celui qui m'a le plus marqué est ( à mon avis ) l'excellent Couac Attack sur PC .

    Il faut aussi se souvenir que Donald Duck a été un super-héros : PowerDuck plus connu sous le nom de « PK » qui œuvre dans un DonaldVille futuriste . Des extra terrestres protègent les différents mondes en donnant des super-pouvoirs à des individus. Donald est choisi et il doit protéger les populations de sa ville à l'aide d'un bouclier qui possède des pouvoirs.

     

    On remarque ici l'hommage ( ou la parodie ) à Green Lantern ( Des anciens donnant des pouvoirs à des êtres de toutes les galaxies pour protéger les différentes planètes […] ) . En France on a pu lire les aventures de PK dans le Picsou Super Picsou Géant dans les années 2000 et le héros à même eu le droit à un jeux-vidéo .

     

    PK

    Mais Donald n'était pas le seul canard à devenir populaire ; en effet un véritable univers s'est créé autour du canard. Dans un court métrage Donald reçoit la visite de ses 3 neveux chahuteurs et intrépides pour les vacances. Ceux-ci deviendront des personnages récurent tout comme Daisy ,

     

    Gontrand Bonheur, Grand Mère donald ou encore Géo Trouvetout le génial inventeur !

    Mais le personnage qui détrôna presque Donald en devenant à son tour culte est l'Oncle Picsou ( En anglais Uncle Scrooge ) . Balthazar Picsou de son vrai nom est contrairement à Donald une création de Carl Barks . Ce canard est l'Oncle de Donald ( Il est aussi appelé Oncle Picsou par Daisy et les neveux ) et l'homme le plus riche du monde ( 44 milliards de dollars en 2010 ! ) . Il vit dans un coffre fort géant sur une colline et est très très très pingre au point de ne jamais vouloir dépenser même pas pour offrir des cadeaux à ses neveux. Il prend souvent des bains dans son argent et aime compter ses pièces. Pour protéger sa fortune Picsou possède un canon devant sa porte d'entrée ( Ce canon est souvent repris en gag lors de différentes visites ) son domicile ).

    Peu de films sur ce personnage sont sortis mais il est apparu dans le noël de Mickey en tant que Scrooge ( Le célèbre conte de Charles Dickens : Scrooge le pingre à qui 3 fantômes de noël viennent rendre visite ; un chef d’œuvre que je vous recommande ).

     

    Picsou canon

    Alors que Donald a eu le droit à plusieurs magasines à son nom dans divers pays ( et notamment l'Italie ), c'est Picsou qui est ) l'honneur en France avec 2 magasines : Picsou Magasine et Super Picsou Géant . Cependant dans ces magasines c'est surtout Donald et ses neveux qui sont publiés dans ces magasines.

    Le canard le plus riche du monde a aussi eu le droit à sa série télévisée tout comme son neveu. La bande à Picsou sorti en 1987 et 1990 est une série de 100 épisodes racontant les aventures de Balthazar et ses neveux à travers le monde pour trouver diverses richesses. Cette série sera même adaptée en jeux-vidéo de plus ou moins bonne qualité sur la Nes de Nintendo entre autre. Cette série se terminera par un film «  La bande à Picsou le film : Le trésor de la lampe perdu » qui est souvent rediffusé pendant la période de noël et qui est de très bonne qualité.

    Mais le succès des canard n'aurait jamais pu être sans les deux scénaristes qui à mon sens ont fait la légende de Donald et Picsou j'ai nommé Carl Barks et Don Rosa.

    Mais qui sont ils ?

    Carl Barks :

     

    barks

    Carl Barks est un dessinateur et scénariste américain né en 1901 qui dessinait pour le Calgary Eye Opener des dessins parodiques mettant souvent en scène des femmes .

    En 1935 alors que Donald Duck est créé depuis un an il rentre chez Disney et dessine pour la société jusqu'à pouvoir scénariser des aventures en 1937 . En 1942 il démissionne Disney mais écrit un album Donald et l'Or des Pirates .

    Cependant il continue à écrire pour Disney sur son personnage fétiche Donald mais sans être cité lors des parutions des planches.

    Carl Barks a créé pendant près de 30 ans de nombreux personnages complétant l'univers du canard. Il est le père de Gontrand Bonheur , des Castor Juniors , Miss Tick et Géo Trouvetout ( Pour ne citer qu'eux ) .

    En 1966 il créé des peintures sur l'univers de Donald avec l'autorisation de la société Disney alors qu'il est à la retraite .

    En 2000 Il décède à l'âge de 99 ans en laissant des milliers ( Des millions ) de lecteurs devenus subitement orphelins.

     

    picsou tableau

     

    Don Rosa :

     
    don rosa

    Don Rosa est un dessinateur et scénariste américain né en 1951. Il travaille chez Gladstone qui publie des bande dessinées pour Disney à partir de 1987 . Sa première histoire pour Disney est «  Le fils du soleil » une histoire mettant en scène Balthazar Picsou.

    En 1989 il quitte Gladstone à cause de désaccords et ne travaille alors plus pour la société du canard. Finalement il s'associe avec la société Egmond en 1990 qui publie des histoires de Disney pour s'occuper à nouveau de Donald et ses comparses.

    L'œuvre majeure de Don Rosa et la plus connue est sans conteste « La jeunesse de Picsou » publiée de 1992 à 1994 qui comportera 12 épisodes. Cette série sera récompensée en 1995 par un Will Eisner Awards pour la meilleure série en épisode.

    C'et en 2008 qu'il déclare qu'il ne dessinera plus

    Don Rosa est considéré à juste titre comme l'héritier de Carl Barks de part son talent et ses histoires qui font parties de la légende des canards de Disney.

     
    jeunesse de picsou

    En décembre 2010 Glénat à sorti en France une collection ( Actuellement 3 tomes sont sortis ) reprenant toutes les histoires classées chronologiquement de Carl Barks sur l'univers du canard le plus célèbre du monde. Dans chaque livre nous avons le droit à des présentations des histoires publiées avec une fiche technique et des anecdotes liées aux histoires présentés dans ces recueils. Cette collection comprendra 24 tomes et elle est indispensable pour tout les fans de Donald, les nostalgiques ou tout simplement pour ceux qui veulent faire découvrir à leur entourage les aventures de ce personnage hors norme.

    dynastie donal duck

    Depuis sa création, Donald et sa famille et amis ont sur faire passer des émotions comme peu de personnages auparavant. Qu'on soit vieux ou jeunes. Qu'on soit fans ou non de l'univers on ne peut rester insensible aux aventures des canards qui ont su traverser le temps de manière exceptionnelle notamment grâce des dessins modernes et des épopées extraordinaires comme l'a été la jeunesse de Picsou de Don Rosa.

    Cet article est en quelque sorte un hommage à ces personnes qui ont créé un univers à la fois complet et enchanteur , c'est aussi une manière de remercier ces auteurs et Notamment Carl Barks pour toutes ces heures passées dans ses récits fabuleux qui sont devenus au fil du temps aussi cultes que des personnages comme Mickey Mouse en devenant des figures de culture américaine.

     

    portrait picsou

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  • S'il y a bien un personnage Marvel intriguant et sortant totalement du schéma classique du super-héros, c'est bien le Punisher.

    Pour rappel le Punisher est un ancien soldat américain nommé Frank Castle reconverti en tant qu'agent du FBI. Il vit depuis son retour du terrain une vie tranquille avec sa femme et sa fille aux États-Unis. Lors d'un pique-nique dans un parc, la famille Castle est témoin d'un règlement de compte entre une famille mafieuse les Costa et des dealers de drogue. Les Costa décident de ne laisser aucun témoin qui pourraient compromettre leur anonymat. La famille de Castle ne survivra pas et lui sera laissé pour mort. À son réveil, Frank apprendra l'identité des assassins et se lancera dans une vendetta contre le crime. Il deviendra, le Punisher.

    2 anecdotes concernant le personnage :

    • La tête de mort blanche qui est aujourd'hui le symbole de Castle apparaît en fait lors de ses années de service dans l'armée. La tête de mort était le symbole d'un tueur lors de son service à l'armée. Lorsque Frank le tuera il prendra aussi l’emblème de la tête de mort qu'il se peindra sur le torse et qui sera plus tard son t-shirt.

    • La première apparition du Punisher se fait dans la série The Amazing Spider-Man 129 ( février 1974 ). En effet dans ce numéro le Punisher est engagé par the Jackal pour tuer Spider-Man accusé par tous d'avoir tué Gwen Stacy. Heureusement Frank Castle se rendra compte que Parker n'est pas responsable de la mort de la jeune femme. Les deux « héros » feront plus tard équipe pour combattre le crime.

     

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    Au fil des ans le Punisher à connu de nombreuses séries plus ou moins bonnes. On retiendra par exemple les séries estampillées «  MAX » qui sont en général très bonnes. Castle aura aussi eu le droit à ses films qui ne lui rendent pas du tout honneur.

    Cette année est sorti un court-métrage sur le punisher nommé «  Dirty Laundry » que vous pouvez regarder ( légalement ) ici :

    http://youtube.com/embed/bWpK0wsnitc

    Mais aujourd'hui c'est la nouvelle série par Rucka ( Gotham Central entre autre … ) dont nous allons parler. Pour cette série la numérotation est reprise à zéro. L'album numéro 1 contient les six premières parutions et le numéro spécial spider-island. En France il est possible de lire le Punisher by Rucka dans le magasine «  Marvel Knights ».

    L'histoire de cette nouvelle série est la suivante : Un gang armé fait irruption dans un mariage et exécute tous les invités ainsi que le marié. Seul la femme survivra. Frank Castle revenu combattre le crime de puis peu a eu vent de ce massacre et décide de faire justice lui même. Cependant il ne devra pas combattre que de simples criminels pour arriver à ses fins.

     

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    Un point important est à souligner avant toute chose, Rucka donne la possibilité aux nouveaux lecteurs de suivre l'histoire sans être perdus totalement. En effet la « mort » de Frank Castle et la naissance du Punisher nous est racontés à la manière d'un récit de guerre. Ces passages sont courts , vont à l'essentiel et ne sont qu'une infime partie du récit.

    L'histoire en elle même est d'une efficacité redoutable. Ici on ne cherche pas à compliquer le récit. Le punisher va rechercher les auteurs du massacre et tenter de faire justice lui même. Il devra pour ça faire face à des ennemis qui ont au court du temps changé leurs habitudes. Pendant sa chasse il fera la connaissance de plusieurs personnes qui l'aideront à leur manière dans sa tâche rédemptrice.

    On suit Castle avec un plaisir presque sadique ( plaisir coupable certes ) et on jubile presque lorsque Castle interroge ou livre simplement justice à sa manière.

    L'épisode lié à spider-island est quant-à-lui très drôle. L'auteur joue ici avec les pouvoirs d'un homme-araignée pour rendre l'action absolument hilarante. On finit alors par comprendre le pourquoi de la scène en cours ce qui rend les dialogues encore plus drôle. On peut difficilement déconseiller aux lecteurs de lire ce passage. Cependant attention. C'est du Punisher, donc tout ceci reste tout de même violent.

    Le dessin dans son ensemble et ce, même pour la mini série spider-island rend hommage à la violence du récit. C'est globalement très beau et toute l'horreur et la violence des actes de Frank est très bien mise en valeur. les covers sont à mon sens magnifiques et représentent très bien la noirceur du personnage.

     

    Le retour du Punisher est donc une réussite. Ce titre bien que toujours très violent ne sombre pas dans l'absurdité et le développement du récit est intéressant à suivre. Le Punisher n'est pas traité comme un monstre surpuissant bien au contraire. La face presque humaine de Frank Castle est accentuée par les flashback de sa vie passée qui nous font ressentir de l'empathie pour le justicier.

    En bref, si vous aimez déjà le Punisher ou que vous souhaitez découvrir le personnage, ce récit est un bon point d'entrée dans cet univers. Cependant le Punisher reste ce qu'il est, et donc tout ceci reste très violent et à déconseiller aux personnes sensibles ou aux jeunes lecteurs.

     

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  •  "La vengeance est une justice sauvage", prétendait le philosophe anglais Francis Bacon. C'est sur ce sentiment, qui constitue un véritable thème transversal dans le traitement moderne du personnage de Batman, que se penchent l'auteur John Marc DeMatteis et l'artiste Brian Ashmore dans le graphic novel Absolution.

    Gotham City. Un attentat est perpétré dans les locaux de Wayne Enterprises par Jennifer Blake, terroriste d'extrême gauche. 10 années plus tard, la responsable, qui court toujours malgré la traque sans relâche d'un dark knight à la haine culminante, est détectée en Inde dans une mission religieuse.

    Dans ce graphic novel, DeMatteis choisit de s'extirper de la continuité de Batman pour écrire une histoire au schéma narratif proche de l'enquête policière ou du thriller, sans aucun pré-requis, qui développe une double réflexion : à un niveau strict, comment considérer la mission d'un « justicier » comme Batman qui, malgré sa droiture morale, demeure soumis à ses faiblesses humaines ? L'auteur nous dépeint d'ailleurs un Batman non seulement affaiblis physiquement et psychologiquement mais surtout d'une intransigeance (trop ?) extrême qui confine à la cruauté. Dans un sens plus large, l'auteur s'interroge sur les thématiques de la rédemption religieuse et du pardon, dans une société encore très marquée par le désir vengeur découlant des attentats du 11 septembre, puisque le comic paraît en 2002.

    L'auteur signe donc un comic noir, intelligent mais aussi distrayant, puisque l'histoire est ponctuée de rebondissements, avec même une certaine poésie parfois (notamment dans la conclusion, très réussie).

    Pour la partie graphique, le comic est très agréablement mis en peinture par l'artiste Brian Ashmore. Les qualités et les défauts sont inhérents à la peinture en comics : les planches sont magnifiques, avec un travail de couleur tout à fait remarquable et des pleines pages grandioses, mais le style peinture impose à l'œuvre une certaine austérité, solennité, et pêche parfois sur les détails, notamment dans les cases plus réduites. Les néophytes et les allergiques à la peinture ne s'y retrouveront peut-être pas, les fans du travail d'artistes comme David McKean seront dans leur élément. Il est toutefois important de signaler que la partie indienne confère à l'œuvre des décors inhabituels pour le héros. Voir Batman visiter le Taj Mahal, ça peut paraître bizarre mais c'est original.

    Afin de conclure, les deux auteurs nous offrent avec Absolution un très bon one shot, à l'esthétique particulière mais réussie et à la double richesse distrayante et intellectuelle. Cette œuvre devrait particulièrement plaire aux amateurs de DeMatteis (on peut d'ailleurs la rapprocher d'un Kraven's Last Hunt), ou d'Arkham Asylum (les deux comics étant peints et s'intéressant aux faiblesses et aux contradictions du caped crusader).


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    Le joker est aujourd'hui le vilain le plus connu et probablement le plus charismatique de l'univers de Batman. Au cinéma il a été interprété par Jack Nicholson dans le film de Tim Burton et Heath Ledger dans la version de Nolan «  The Dark Knight ». Ledger a donné au personnage un style propre en l'éloignant radicalement de la version de Burton ou encore de sa représentation dans le comics.

    Écrit par Brian Azzarello ( 100 Bullets, Lex Luthor : Man of Steel... ) et dessiné par Lee Bermejo ( 100 bullets, Hellblazer ...) , ce graphic novel nous conte une aventure du méchant le plus célèbre de Batman : Le Joker. Sorti de l'asile d'Arkham, Joker s'aperçoit que ses « collaborateurs » l'ont trahit en revendant en s'accaparant ses territoires. Il décide alors de se venger en mettant Gotham à feu et à sang, même au prix d'un affrontement avec le chevalier noir... Batman !

     

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    Joker ( tel est le nom de l'œuvre ) joue la carte de l'ultra réalisme; en effet fini le fantastique avec des Super Vilains possédant des pouvoirs à la limite du mystique. Non , ici Killer Croc est un cannibale tout ce qu'il y a de plus humain ( S'il est possible de considérer un cannibale comme un être humain ! ), Joker est moins «  délirant » et la ville de Gotham ressemble plus à un Ghetto mal famé et rongé par la corruption qu'à une ville futuriste comme on l'a souvent vue dépeinte. On se rapproche donc plus de l'œuvre de Christopher Nolan et de l'interprétation de Heat Ledger que de celle de Jack Nicholson dans le Batman de Tim Burton.

    Le scénario est construit à la manière d'un polar et se rapproche plus d'un film que d'une aventure typique de Batman. On suit le retour du Joker à Gotham après ses années d'internement à l'asile d'Arkham à travers les yeux d'un petit brigand engagé pour accompagner J' à sortie de l'asile.

    Cette histoire développe aussi la psychologie des personnages. Ainsi on découvre un Joker torturé et en proie à des émotions qu'il ne peut visiblement pas contrôler pendant sa tentative de récupération de ses territoires. De plus, Johnny Frost le petit délinquant accompagnant le Joker est confronté à des personnages beaucoup plus dangereux et certainement plus fou que ceux qu'il a pu rencontrer auparavant. Il faut noter que des personnages emblématiques de l'univers Batman font des petits cameos tout au long de l'histoire, tout en ayant un aspect et une personnalité qui diffère quelque peu. On pense par exemple à Killer Croc, Harvey Dent voire même une Harley Quinn qui tranche radicalement de la la manière dont elle était représentée au fil des années.

     

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    Autre originalité de ce graphic novel, l'histoire se situe dans l'univers de la pègre de Gotham et il n'est presque jamais question de voir le chevalier noir en action; mentionné à plusieurs reprises, celui-ci n'apparaîtra qu'en tant qu'ombre surveillant les criminels de la ville.

    Coté dessins, le travail de Lee Bermejo est scindé en deux. Certains plans restent classiques et on a souvent l'impression de se retrouver devant un comics des années 90. Des dessins avec de nombreux détails au niveau des personnages et aux couleurs assez ternes à la manière d'un film des années 50. D'un autre côté, certains plans de visages ( Très flagrant pour le Joker ) sont quasiment photo-réalistes et peuvent bluffer dans la transmissions des émotions des personnages.

    Nous pouvons donc affirmer que la patte graphique de Bermejo renforce l'ambiance et le coté tragique de l'histoire ; la couleur fait ressortir le coté « mauvais » de Gotham.

     

    Joker est donc une œuvre différente de ce que nous avons l'habitude de voir dans l'univers des Supers-Héros de part son aspect réaliste et crédible, et il est certain que cela ne plaira pas à tout le monde, notamment à cause de l'absence quasi totale de Batman. Pourtant il est certain que ce livre fait déjà parti des classiques et est indispensable si l'on souhaite lire les meilleures histoires de la chauve-souris.

    C'est donc tout naturellement que je vous conseille de le feuilleter en librairie et, si vous êtes emballé, de ne pas hésiter et de foncer l'acheter. Bien qu'aujourd'hui ce soit Urban Comics qui ait la licence DC, l'album est encore trouvable sur le net. 


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    Dans les années 40, Steve Rogers et James Barnes portaient les costumes de Captain America et Bucky. Pourtant en pleine seconde guerre mondiale, Captain America et Bucky sont présumés morts au combat. Ne voulant pas que la mort du super-soldat affecte le moral de ses troupes, le président Roosevelt décide de faire porter le «  costume » de Captain & Bucky par deux nouvelles personnes : William Naslund et Fred Davis. Mais Will Naslund est aujourd'hui décédé et seul Fred Davis l'ancien Bucky reste pour raconter leur histoire. Pendant ce temps un ancien super-vilain refait surface en tentant d'assassiner Davis.

     

    Le scénario écrit par Ed Brubaker se divise en deux parties. Les scènes de souvenirs vécues par Fred Davis et les scènes vécues à notre époque. On enchaîne flashback et scène d'aujourd'hui avec une certaine fluidité qui rend le récit agréable à lire. Les moment de vie dont se remémore Fred Davis sont d'ailleurs particulièrement réussies. Tout d'abord l'époque est assez bien retranscrite. Cette ambiance est appuyée par les couleurs utilisées. Cependant on note que toute l'intrigue qui se situe de nos jours est plus faible que les scènes d'époque. L'histoire est « too munch » et le coté récit d'espionnage ne rend pas très bien. On sent que sur ces passages l'auteur à voulu trop en faire même si ce n'est pas à proprement parler mauvais.

     

    Coté dessin le constat est très variable. Globalement Francesco Francavilla ne livre pas ici son meilleur travail. On se retrouve au final avec des scènes assez brouillonne où on fait la différence entre certains personnages avec difficulté. Le récit perd de sa force à cause des dessins et on a du mal à rentrer dans l'histoire.

     

    detail

    L'album contient aussi une histoire de 1977 qui est un «  what if » c'est à dire une histoire alternative. Ce récit prend le parti de se demander ce qu'il se serait passé si l'équipe des défenders ne s'étaient jamais séparés. Cette histoire est assez anecdotique et le dessin d'époque est très commun à ce qui se faisait dans l'industrie. Il n'y a donc pas grand chose à dire sur cette partie.

     

    En conclusion, on peut dire que cet album n'est pas indispensable. Le plot de départ n'est pas mauvais mais les quelques faiblesses de scénario et le dessin ne faisant pas du tout honneur au travail de Brubaker peuvent être un frein. Au final il est préférable de se contenter de la série principale de Captain America toujours écrite par Ed Brubaker.


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