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    Dès les années 50, l’univers des comics DC se révèle divisé en de nombreux mondes parallèles (appelés « earth », soit terre en français) présentant des caractéristiques plus ou moins différentes les uns des autres. C’est toujours le cas en 2010, date à laquelle l’auteur J. Michael Straczynski (amazing spider-man, wonder woman) écrit le premier titre de la nouvelle Earth-One : Superman. Le principe de ce monde, pour l’instant composé de deux séries seulement, est semblable à l’univers Ultimate de Marvel : on découvre un reboot des séries, de nouvelles origines aux héros, dans le contexte spatio-temporel du XXIe siècle. Une question se pose toutefois : après les travaux d’auteurs comme John Byrne, Jeph Loeb ou Mark Waid pour ne citer qu’eux, y-a-t’ il encore un créneau pour combiner innovations, nouveautés et origines de Superman ?

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    Le premier aspect marquant du titre consiste dans l’orientation nouvelle du personnage : on a plus affaire ici à Clark Kent adulte, musclé et à la morale inflexible mais à un Clark Kent jeune homme de 21 ans, mince, perdu entre une différence qui l’éloigne des hommes, une incertitude face à l’avenir et un désir certain de répondre à l’éducation de ses parents (sensiblement plus jeunes que dans la continuité normale). JMS découpe son récit en deux parties très liées mais bien distinctes dans l’ambiance : la première traite de l’indécision de Clark, fraichement débarqué à Metropolis, quant au sens à donner à sa vie : doit-il utiliser ses pouvoirs pour lutter contre le mal, pour la science, honorant ainsi le souhait de ses parents, pour le sport…etc, doit-il se cacher pour tenter de vivre comme n’importe quel homme ? Cette partie, très bien traitée par l’auteur et surtout véritablement originale, conserve toutefois plusieurs éléments du mythe : la découverte de Clark bébé, l’équipe du Planet (malgré un Jimmy Olsen agréablement plus percutant)…La seconde partie, quant à elle, prend la direction du titre d’action et installe le personnage dans son rôle de Superman à grand renfort d’une invasion extraterrestre dont on ne dira rien de plus pour éviter le spoil. Cette deuxième partie est efficace à défaut d’être aussi originale que la première : elle a le mérite d’expliquer de manière relativement crédible le choix de Kent de devenir un héros, et présente même quelques éléments intéressants dans les flashbacks. La partie scénario est donc bien soignée, agréable à découvrir d’abord, distrayante ensuite, et trouve sa place entre créations nouvelles (que l’on aurait aimé hélas plus nombreuses) et éléments indispensables du mythe.

    doubt
    Au niveau des dessins, on retrouve l’artiste Shane Davis (final crisis : red lanterns, quelques numéros deSuperman/Batman), avec un style moderne et précis qui colle parfaitement à la réactualisation moderne voulue pour les Earth-One. Dès les premières pages, le character design de Clark frappe puisqu’on le découvre en sweat noir à capuche rouge, dans une tenue qui rappelle beaucoup le héros du jeu Prototype. Toutefois, la volonté moderniste a son revers, et on perd l’aspect original et déco que peut revêtir Metropolis pour trouver une métropole somme toute très classique, semblable à New York. Les phases d’action n’en sont pas moins très dynamiques, les vues de bâtiments et de ville remarquables et les intérieurs réalistes, cohérents. Le design du costume, pour sa part, oscille avec efficacité entre le moderne et le classique et ne dénote pas dans le décor : une réussite de ce point de vue.
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    En conclusion, l’équipe artistique remplit plutôt bien son contrat avec ce Superman : Earth-One moderne, tour à tour intimiste et dynamique. Le personnage de Clark gagne en humanité voire en crédibilité ce qu’il perd en perfection, et c’est sûrement ce point-là qui divisera le plus la communauté des fans de comics : ce n’est qu’à condition de faire une légère concession sur le caractère habituel de Supe que l’histoire que veut nous conter JMS est appréciable pour les connaisseurs. A l’inverse, comme dans le cas de l’univers Ultimate de Marvel, ce Earth-One, qui ne nécessite pas de prérequis, peut constituer une bonne entrée dans le monde du comics de super-héros modernes pour un néophyte, à condition que celui-ci possède un niveau moyen en anglais, puisque Earth-One n’est pas (encore ?) paru en France.

     

    Simon

    Superman : Earth-One est disponible en HC pour environ 15€, une suite est prévue pour le 13 novembre 2012.

    arrive


     


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  • Quand on parle des années 80 et 90, généralement on évoque les dessins animés japonais du type Dragon Ball, Saint Seya ou encore Ranma ½. Ce sont des animes qu'on retrouvaient sur de nombreuses chaînes qui à l'époque diffusaient des programmes pour enfants à foison. Pourtant on oublie qu'à cette période les japonais bien que présents massivement sur le marché du divertissement pour enfants, n'étaient pas les seuls.

    Car les américains sortaient eux aussi des animes pour enfants. On pense notamment aux Tortues Ninjas, aux transformers, et à MASK. Il existe pourtant un anime qui malgré son coté ULTRA kitch a marqué les esprits je veux parler de He-Man and the Master of the universe plus connu en France sous le nom de Musclor. Il est vrai que ce dessin animé était passé plutôt inaperçu si on le compare au succès de ce qui se faisait du coté de l'empire du soleil levant, mais malgré tout on est encore nombreux à se souvenir de la phrase «  par le pouvoir du crâne ancestral » ( originellement «  By the power of greyskull » oui, la couleur grise devient l'adjectif ancestral en français ne me demandez pas pourquoi ).

    He-Man était à la base une gamme de figurines créées par Mattel en 1981 qui n'avait pas les moyens d'acheter la licence Conan le barbare. Avec chaque figurine un mini comics était offert.

    Au fil du temps la franchise He-Man & the masters of the universe s'est étoffée d'une série télévisée, de 2 films ( à classer dans la catégorie nanards ) et de plusieurs séries de comics.

    L'histoire est la suivante :

    Le prince Adam du royaume d'Eternia à le pouvoir de se transformer en He-Man ( Musclor chez nous donc ). Il va ainsi combattre Skeletor l'incarnation du mal. Adam sera aidé au fil de ses aventures par ses amis Orko le magicien et Cringer son tigre qui combattait à ses cotés. He-Man et ses amis devront en priorité protéger le château des ombres convoité par Skeletor pour ses nombreux pouvoirs.

    Et donc en 2012 DC relance la saga He-Man en comics avec James Robinson au scénario ( du moins pour le #1 ). Cette série comportera 6 numéros et en octobre les origines de Skeletor.

         

    He-Man and the Masters of the Universe #1

     

    On commence ce numéro avec 3 pages de bataille épique. Cependant on déchante vite en comprenant que tout ceci n'est qu'un rêve. C'est ainsi qu'on se retrouve aux cotés d'Adam bûcherons devant prendre soin de son père malade. Après son rêve, Adam décide de prendre en main sa destiné et après avoir rencontré le corbeau parlant Zoar, partira à l'aventure. Il fera très rapidement la rencontre de Beastman.

    C'est donc un numéro d'introduction que Robinson nous offre ici. Et pour de l'introduction, on ne peut pas faire plus classique. Le héros qui prend conscience de sa destiné ( trop rapidement peut être ) et décide de partir à l'aventure. Cela peut passer pour un dessin animé pour enfant mais dans un comics on peut s'attendre à quelque chose de plus développé. De plus l'arrivé de Beastman est totalement prévisible. Ce n'est pas le personnage en lui même que l'on s'attend à voir mais plutôt un ennemi qui ennuiera Adam dès le début de son aventure.

    On est donc dans une histoire qui démarre de manière très convenu, peut être même trop.

    Coté dessin on peut dire que le tout est plutôt correct. Ce n'est certes pas transcendant de génie mais ça reste appréciable. Les scènes d'actions sont vraiment jolies tandis que les passages de marche dans la forêt sont quelconques. Mais les trois premières pages et l'arrivée de Beastman montre que He-Man peut devenir réellement épique.

    Difficile donc de se faire un avis sur ce premier numéro. Animé par la nostalgie on a envie de laisser une chance à la série qui commence avec un numéro qui ne peut pas être considéré comme mauvais. Cependant la facilité scénaristique de ce numéro #1 est dommageable. On est jamais vraiment surprit et on fini par se demander si la suite sera à la hauteur. De plus le fait que Robinson soit remplacé par Keith Griffin dès le prochain numéro n'est pas vraiment rassurant.

    Cyborgwolf


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    En 1998, fort du succès de leur Long Halloween, le duo bien rodé Jeph Loeb et Tim Sale se voit confier l'écriture d'une mini-série Superman. Intitulée For All Seasons, elle a le double but au fil de ses quatre issues représentant les quatre saisons de raconter l'origine de Superman (semblable à celle présentée dans Man of Steel) et de définir le caractère du personnage, son mythe.

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    Au scénario, Jeph Loeb gâte son lecteur encore une fois grâce à un morcellement brillant de la narration : chaque saison présente son narrateur, et à travers ce dernier un aspect spécifique du mythe de l'homme d'acier. Jonathan Kent, printemps, narre le passage de l'adolescence à l'âge adulte de son fils, et l'émergence de son désir super-héroïque. Lois Lane, été, expose de manière beaucoup moins intimiste l'image publique du héros et les conséquences de sa présence sur la société. Lex Luthor, automne, némésis de Supe, dresse le tableau de sa rivalité avec le héros et nous dévoile sa faiblesse. Lana Lang, hiver, amie d'enfance et de cœur de Clark, procède à un éloge des qualités morales de Clark, à la fois en tant qu'homme et en tant que Superman. Chacune des quatre approches justifie son intérêt et les dernières pages des issues, sans être de brillants cliffhangers, assurent une certaine cohérence qui aide les quatre saisons à se compléter entre elles. On a donc affaire ici à un récit maitrisé, bien écrit, au fil conducteur présent malgré le caractère nécessairement éclaté de la narration. Attention toutefois, une précision importante se doit d'être signalée : l'auteur se place dans une optique très contemplative voire poétique du héros, il en découle par conséquent des dialogues pouvant sembler communs mais authentiques, beaucoup de cases narratives et, somme toute, très peu d'action.

    Aux dessins, on retrouve l'artiste Tim Sale et son style si particulier composé de portraits, d'arrière-plans soignés et d'éléments hyperboliques. On voyage avec beaucoup de plaisir depuis la bucolique ferme des Kent et la ruralité de Smallville jusqu'à l'immensité de Métropolis. Le design de l'homme d'acier, quant à lui, fait polémique mais on y retrouve pourtant bien les éléments essentiels d'un bon Supe : du muscle (un peu à l'image de Bat' dans Long Halloween), une grosse mâchoire carrée et une mèche. Les principaux personnages féminins, quand à eux, sont très typiques du dessinateur : on retrouve le même genre d'expression un peu femme fatale sur les traits de Lois que sur Catwoman ou Mary Jane dans Spider-man : Blue. Le début de chaque chapitre se voit illustré par de magnifiques dessins typés aquarelles, un peu à la manière de Norman Rockwell : un plus indéniable. Par ailleurs, le dessin est superbement soutenu par un très gros travail de coloriste de Bjarne Hansen qui fait succomber au charme des nuits de Smallville ou à la splendeur bleue et rouge du costume de Supe.

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    L'efficace duo Loeb / Sale nous offre ici du très bon travail, prenant, symbolique et poétique, malgré la relative brièveté du récit. La mini-série s'intègre parfaitement au travail des deux artistes sur les marvel colors (Spider-man : Blue, Daredevil : Yellow...etc) et est par conséquent fortement recommandée aux amateurs, même si elle plaira à tout lecteur sensible à l'intimité du récit. Pour une plongée dans le cœur de l'homme d'acier, c'est ici.

     

    For all seasons est en stock sur les principales librairies en ligne en HC et en VF (« les saisons de superman ») pour une vingtaine d'euro, ainsi qu'en TPB en VO pour une quinzaine.

     

    Simon


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  • En mai 2008 est sorti le numéro 676 de Batman : RIP scénarisé par Grant Morisson et dessiné par Tony S Daniel. La saga RIP fait aprti d'un ensemble écrit par Grant Morrison et qui peut être considéré par certains ( et à juste titre ) comme une période de Batman très compliqué à aborder. RIP aura une incidence sur tout ce qui suivra dans l'univers de Batman laissant apparaître un scénario ficelé au moindre détail.

    RIP 1

    Le récit s'inscrit dans la continuité de Hush ( Silence en français ; trouvable sur le net et probablement réédité par Urban Comics dans les mois qui viennent ). Batman toujours affecté par sa relation avec Selina Kyle fait la rencontre de Jezebell Jet une top modèle avec qui il aura une Idylle. Celle-ci tente de convaincre Bruce qu'il vit une vie inventée de toute pièce depuis la mort de ses parents et que le traumatisme a créé une sorte de psychose ( Jet sait que Bruce est le Batman ) . Visiblement troublé par les arguments de la jeune femme, Wayne s'isole afin de méditer sur sa vie et ses actions en tant que Batman.

    Pendant ce temps le Dr Hurt réunit plusieurs supers vilains afin de détruire la vie entière de Bruce en s'attaquant à tout ceux qu'il aime. Débute alors l'une des aventures les plus difficiles face à laquelle le chevalier noir devra faire face. Encore une fois je ne développerai pas plus le scénario par peur de vous révéler des moments clés de l'histoire.

    On a souvent vu Batman dans des situations délicates tout en sachant qu'il allait s'en sortir car il est le Goddamn Batman. Dans Rip le doute est constant. On ne sait jamais si Batman pourra s'en sortir et quelles seront les conséquences des actions sur son mental. En effet , Grant Morrison rends Batman plus vulnérable que jamais en le poussant jusqu'aux portes de la folie et cette fois personne ne sait ce qui adviendra de lui.

    Le récit est contrairement à Hush qui souffrait d'un scénario prévisible, un véritable chez d'œuvre . Ne souffrant d'aucun temps mort et se laisse lire très rapidement. On retrouve des personnages complètement déjantés et prêt à tout pour réussir leurs sombres desseins et notamment un Joker qui semble être de plus en plus déconnecté de la réalité. La seule difficulté vient du scénario qui peut s'avérer d'une grande complexité pour les jeunes lecteurs du chevalier noir.

    Coté dessins, Tony S Daniel réalise une fois de plus quelque chose de grand ( ce qui prouve encore une fois qu'il est meilleur au dessin qu'à l'écriture d'un scénario ). Les personnages sont criants de réalisme tandis que le coté lugubre de Gotham est retranscrit avec un détail qui rappelle les quartiers les plus lugubres des États-Unis. De plus les passages nous montrant toute la folie des personnages sont eux aussi de toute beauté; cet album possède une véritable identité artistique et les dessins rendent à eux seuls RIP déjà culte.

    On peut donc affirmer que cette histoire fait partie des plus grandes du chevalier noir. Un récit rondement menée, un dessinateur de talent qui maîtrise son sujet ; il n'en faut pas plus pour accrocher le lecteur de bout en bout. On tient ici un grand récit au scénario fou mais terriblement efficace.

    Batman RIP est disponible dans la collection Grant Morrison Présente édité par Urban Comics.

     

    batman681

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  • Batwoman : Élégie pour une ombre est sorti au mois de Juin 2011. Au scénario on retrouve Greg Rucka et J.H Williams au dessin. Ici on est bien loin de ce que l'auteur a pu faire sur The Punisher où la violence était maîtresse dans un monde crédible.

    En effet dans cet album tout paraît fou et très peu réaliste et on est plongé au cœur de situations déjantés. Une chose inhérente à Gotham et ses super-vilain qui ne choquera donc personne.

     

    9782809419139

    Couverture de l'édition panini-comics

    Gotham-City voit une nouvelle Batwoman faire ses débuts contre une psychopathe se prenant pour Alice du pays des merveilles. Celle-ci considère qu'elle est la reine de Gotham et qu'elle peut sacrifier chaque être humain pour elle. La nouvelle héroïne va donc tenter de l'arrêter tout en essayant de préserver sa vie privée avec sa famille et ses amis.

    L'histoire commence de manière tout à fait classique avec la « présentation » de la nouvelle Batwoman dans son quartier général ainsi que sa rencontre avec Alice. L'originalité de l'histoire tient surtout dans les thèmes abordés par l'auteur. En effet le thème de la l'homosexualité féminine est mis en avant à travers l'héroïne; ainsi on sent un positionnement de Rucka sur la question et ce thème sera récurent dans la vie privée de Batwoman.

     

    Les scènes d'affrontement entre Batwoman et Alice elles sont plus confuses , on a parfois du mal à comprendre ce qui se passe et pourquoi certains personnages sont présents lors des scènes d'action.

    De plus le choix d'Alice au pays des merveilles est étrange, on ne comprend pas vraiment le rapport avec la méchante de l'histoire car les personnages ou les actions qu'on serait en droit d'attendre ne sont pas présents dans cette histoire ( Dans toutes les histoires d'Alice du monde on a un chapelier fou, un Jaberwookie et d'autres personnages tout aussi connus. ). De plus certains personnages eux sortent d'on ne sait où et cela devient assez déstabilisant lors de la première lecture.

    Tout ceci ajouté au fait que les personnages de contes sont utilisés à outrance et qu'à force il peut y avoir une saturation. On a les jeux vidéos, les films, les bd , les séries sur Alice, le petit chaperon rouge, Alice et d'autres contes … J'ai l'impression que c'est un effet de mode tout comme les vampires ( Batman affronte les vampires, les X-Men affrontent les vampires.... Bref vous me suivez. )

    Pourtant les parties concernant l'histoire personnelle de l'héroïne sont très agréables et intéressantes à lire. On s'attache très vite au personnage et à son histoire atypique et les flashback sont plutôt bien amenés . L'alternance des scènes où Batwoman apparaît et celles où elle est dans la vie civile est réussi , de ce coté là l'auteur a réussi son boulot.

    Coté graphique on note aussi une alternance entre les moments où on est en présence de Batwoman

    et celle où l'héroïne met son costume au placard.

    Pendant les combats tout ce qui représente la justicière est rempli de rouge sang tandis que tout le reste est très sombre. On est à la limite du noir et blanc avec des teintes de rouge qu'on connaît bien grâce à Sin City ( que ce soit le comics ou le film ). Le tout est plutôt agréable même si certains passages sont assez confus ( le scénario n'aidant pas toujours ).

    Un autre point positif est la disposition de certaines planches. On est parfois face à des pages aux cases placées de manière originale qui rajoutent un grain de folie au récit.

    Les scènes de la vie privée du penchant féminin de Batman sont elles plus classiques et beaucoup plus ternes. On a l'impression d'être en face d'une BD franco-belge du style Blake et Mortimer ( Ce n'est que mon ressenti ) et cela rend le tout beaucoup plus agréable à l'œil. Tout comme pour le scénario ces moments sont pour moi les plus réussis du récit.

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    Batwoman : Élégie pour une ombre est donc une semi déception. D'un coté on se demande ce qui est arrivé à l'auteur pour nous avoir sorti certaines scènes étant au mieux confuses, au pire totalement ratées. De l'autre on a des passages qui sont vraiment plaisantes et qui se lise assez rapidement. Reste le prix ( Une vingtaine d'euros ) qui est un peu excessif pour une BD qu'on ne retiendra pas pour son génie; toutefois je vous conseille de vous faire votre propre avis en lisant le début en magasin/librairie. Qui sait, vous aurez peut être un avis différent.

    Petite précision, aujourd'hui on sait tous que c'est Urban qui possède les droits pour DC. Cependant il reste encore trouvable sur internet. Mais si vous souhaitez avoir une réédition d'Urban pour la collection sachez que l'album sera réédité le 17 août de cette année dans la collection DC Renaissance.


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  •  "La vengeance est une justice sauvage", prétendait le philosophe anglais Francis Bacon. C'est sur ce sentiment, qui constitue un véritable thème transversal dans le traitement moderne du personnage de Batman, que se penchent l'auteur John Marc DeMatteis et l'artiste Brian Ashmore dans le graphic novel Absolution.

    Gotham City. Un attentat est perpétré dans les locaux de Wayne Enterprises par Jennifer Blake, terroriste d'extrême gauche. 10 années plus tard, la responsable, qui court toujours malgré la traque sans relâche d'un dark knight à la haine culminante, est détectée en Inde dans une mission religieuse.

    Dans ce graphic novel, DeMatteis choisit de s'extirper de la continuité de Batman pour écrire une histoire au schéma narratif proche de l'enquête policière ou du thriller, sans aucun pré-requis, qui développe une double réflexion : à un niveau strict, comment considérer la mission d'un « justicier » comme Batman qui, malgré sa droiture morale, demeure soumis à ses faiblesses humaines ? L'auteur nous dépeint d'ailleurs un Batman non seulement affaiblis physiquement et psychologiquement mais surtout d'une intransigeance (trop ?) extrême qui confine à la cruauté. Dans un sens plus large, l'auteur s'interroge sur les thématiques de la rédemption religieuse et du pardon, dans une société encore très marquée par le désir vengeur découlant des attentats du 11 septembre, puisque le comic paraît en 2002.

    L'auteur signe donc un comic noir, intelligent mais aussi distrayant, puisque l'histoire est ponctuée de rebondissements, avec même une certaine poésie parfois (notamment dans la conclusion, très réussie).

    Pour la partie graphique, le comic est très agréablement mis en peinture par l'artiste Brian Ashmore. Les qualités et les défauts sont inhérents à la peinture en comics : les planches sont magnifiques, avec un travail de couleur tout à fait remarquable et des pleines pages grandioses, mais le style peinture impose à l'œuvre une certaine austérité, solennité, et pêche parfois sur les détails, notamment dans les cases plus réduites. Les néophytes et les allergiques à la peinture ne s'y retrouveront peut-être pas, les fans du travail d'artistes comme David McKean seront dans leur élément. Il est toutefois important de signaler que la partie indienne confère à l'œuvre des décors inhabituels pour le héros. Voir Batman visiter le Taj Mahal, ça peut paraître bizarre mais c'est original.

    Afin de conclure, les deux auteurs nous offrent avec Absolution un très bon one shot, à l'esthétique particulière mais réussie et à la double richesse distrayante et intellectuelle. Cette œuvre devrait particulièrement plaire aux amateurs de DeMatteis (on peut d'ailleurs la rapprocher d'un Kraven's Last Hunt), ou d'Arkham Asylum (les deux comics étant peints et s'intéressant aux faiblesses et aux contradictions du caped crusader).


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    Batman tout au long de ses 70 ans de carrière aura connu des épopées marquantes et à jamais gravées dans son histoire. Parmi ses épopées on pense notamment à a death in family qui contait la mort de Jason Todd ou encore plus récemment son implication dans Final Crisis et les conséquences que cet événement a eu sur sa carrière.

    Il existe pourtant une histoire qui a marqué l'univers de Batman à tout jamais c'est bien entendu Knightfall. Cette histoire en 3 parties distinctes ( Knightfall, Knightquest et Knightend ) fait encore aujourd'hui parler d'elle pour plusieurs raisons : D'un coté parce qu'elle représente typiquement le travail des comics dans les années 80 avec ses qualités et ses défauts ( Beaucoup pointeront ses défauts en particuliers ) et d'un autre parce que l'histoire ainsi que son méchant principal sont le point de départ de M.Nolan pour son film the dark knight Rises. DC Comics a profité de l'occasion pour sortir en librairie les 3 volumes massifs d'environ 700 pages chacun ( Les deux premiers sont sortis, Knightend est prévu pour le 11 septembre 2012 ) . Urban-Comics a édité la première partie le 6 juillet et le reste ne tardera pas à suivre. Plus d'informations http://www.urban-comics.com/batman-knightfall-tome-1/

     

     

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    Knightfall sorti en 1993 écrit par Chuck Dixon est une épopée d'un an prenant place alors que le super-vilain Bane décide de mettre le chaos à Gotham. Pour ce faire il va tout simplement libérer les prisonniers de l'asile d'Arkham. Batman devra alors faire face à toute une armée de psychopathes armés prêts à mettre la ville à feu et à sangs. Il devra par la même occasion gérer un conflit avec Robin qui souhaite participer à la «  traque » que Batman livre aux criminels ( ici, robin est Tim Drake, en effet Jason mourrait en 1988 de la main, plus précisément du pied de biche même du Joker ).

     

    knightfall

    Cette histoire met en scène plusieurs personnages importants voici les deux principaux si on ne compte pas Batman et Robin.

     

    Tout d'abord, Bane :

     

     

    bane

     

    Fils d'une prisonnière politique de l'île de Santa Prisca ( à l'origine Santa Prisca est sainte romaine, dans Batman cette île est une référence à Cuba et à ses différents dictateurs ) il vivra à l'intérieur d'une prison où il devra poursuivre la peine de sa mère. Au fil des années Bane a acquit une intelligence et une force hors du commun acquise par un entraînement acharné pendant des dizaines d'années. Ainsi il est capable de lire plusieurs langues dont plusieurs mortes ( Ce qui lui permettra d'aider Ras al Ghul à déchiffrer l'emplacement d'un puit de Lazare dans une de ses aventures dans les années 2000 par exemple ) et d’échafauder des plans chaotiques pour mettre à bas ses ennemis.

    Dans cette même prison il sera la «  victime » d'expérimentations scientifiques qui ont pour but de faire des êtres humains améliorés à l'aide d'un poison. Ces expérimentations n'ont jamais marché et Bane sera le premier survivant.

    Plus tard il réussira à s'enfuir de la prison et ralliera Gotham où il fera la rencontre de Batman qu'il aurait selon lui vu dans un rêve. C'est ainsi que sa traque du chevalier noir commencera à l'aide de plusieurs complices.

    Histoire à retrouver dans Vengeane of Bane.

    Bane est un personnage très intéressant car il est loin d'être le cliché de la brute épaisse complètement stupide. C'est en effet un fin stratège qui saura prendre le temps d'éliminer ses adversaires et se montrer seulement quand cela est nécessaire.

    Vous pouvez retrouver Bane au cinéma et dans le jeux vidéo. Tout d'abord dans le tristement célèbre Batman et Robin de 1997 où il est totalement dénaturé et passe pour un imbécile heureux ainsi dans le jeux-vidéo Batman Arkham City où il fait déjà un peu plus preuve d'intelligence sans que ce soit très évident.

    En 2012 ( dans 4 jours exactement ) il est le méchant principal du film Batman the Dark Knight Rise de Christopher Nolan où il semblerai ( en terme psychologique ) s'en tirer avec les honneurs.

     

    Jean-Paul Valley, Azrael

     

     

    azrael

     

    Jean-Paul Valley est le fils de Ludovic Valley assassiné à Gotham. Jean-Paul a été élevé par l'ordre de Saint Dumas pour devenir Azrael. Lui et son alter-égo Azrael joueront un rôle très important lors de la crise déclenchée par Bane et il devra dans une certaine mesure en assumer les conséquences.

    Ajourd'hui Azrael a connu deux séries dont une dans les années 90 qui a duré assez longtemps ( plusieurs années ) et une plus courte d'un an et demi en 2009.

    Pour plus d'informations sur Azrael rendez-vous ici http://www.jeuxvideo.com/forums/1-27-8629207-1-0-1-0-azrael.htm

     

    Que dire de l'épopée Knighfall ?

     

    Contrairement à beaucoup, j'ai vivement apprécié cette saga. Elle est l'occasion de voir ce qu'est une véritable aventure Batman confronté à ses pires ennemis. On a en effet toute une galerie de vilains que Batman a affronté au cours de sa carrière qui sont soudainement relâchés dans Gotham et armés pour répandre le mal sur la ville. Cette partie «  chasse » où l'on voit la déchéance de Batman est très plaisante et on arrive au coup de grâce de l'histoire avec un plaisir non dissimulé. La suite du récit Knightquest et Knightend est aussi de très bonne facture pour peu qu'on ne soit pas allergique à certains personnages. Je ne m'attarderais pas plus sur ces parties pour ne pas dévoiler la suite de l'intrigue mais en quelque mots on peut dire que cela reste globalement de très bonne facture.

    Batman Knightfall est donc une œuvre culte et incontournable pour tous les fans de Batman ou simplement pour les personnes souhaitant découvrir l'univers du chevalier noir plus en détail ou découvrir après le visionnage du film Batman The Dark Knight Rise qui est vraiment Bane.

     

    Cyborgwolf


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