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    Quand l'annonce que Mark Waid serait aux commande de Daredevil, l'excitation était à son comble. Le scénariste est notamment à l'origine de Kingdom Come ( réédité par Urban Comics ), il était donc normal d'attendre beaucoup du titre.

    Le volume 1 ( #1 - #6 ) répondait parfaitement à cette attente. Un scénario qui tenait la route et Paolo Rivera nous livrait des planches de toute beauté. On retiendra par exemple la double page magnifique où Murdock parle à Foggy en pleine rue.

    En juillet le duo Waid / Rivera était de retour pour le volume 2

    C'est en juillet que le tome 2 est sorti toujours par Waid Rivera.

     

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    Daredevil #1-#7-#10.1 The Amazing Spider-Man #677

     

    Nous avons ici le droit à 3 histoires différentes.

    La première partie du récit se situe en période de noël. Matt accompagne les enfants d'un orphelinat chaque année pour des vacances dans un chalet. Sur le chemin en car, le chauffeur, en voulant éviter une biche qui traverse la route sort de la route de montagne. Les enfants et Murdock sont éjectés dans un ravin et ils devront survivre et tenter de rejoindre la civilisation.

    La seconde histoire nous amène dans l'univers de Spider-Man. En effet Daredevil a récupéré un disque dur contenant des informations cruciales sur les 3 principales organisations terroristes en activité ( dont l'A.I.M et l'HYDRA ). Une mystérieuse voleuse est alors engagée pour récupérer le fameux objet.

    Puis nous avons le droit à un petit interlude. En effet pendant un moment de... « Détente » Murdock est appelé par son collègue. Un drame est arrivé au cimetière où est enterré son père : plusieurs cercueils se sont enfoncés sous terre et parmi les disparus, celui du père de Matt. Daredevil va donc devoir enquêter et trouver où ils ont été acheminés.

    Après cet interlude on revient sur cette histoire de données importantes et toutes les mésaventures que cela entraînera.

     

    Petite précision, l'épisode 677 de The Amazing Spider-Man est déjà présent dans un des albums de l'homme araignée. Il est vrai que c'est pratique pour ceux qui ne lisent pas la série ( et pourtant The Amazing Spider-Man est à lire ! ) mais ceux qui ont les albums de Spider-Man et de Daredvil peuvent se sentir lésés.

    La première partie où Murdock est perdu avec les enfants est intéressante. Matt ne pouvant ressentir les vibrations dans la neige, il est du coup totalement sans repères. Cela veut donc dire qu'il est en position de faiblesse. Autant dire que c'est réussit. On sent toute la faiblesse de Murdock et son désespoir naissant. La fin de l'aventure est d'ailleurs assez touchante et on fini ce chapitre avec un petit sourire. Un conte de noël pas trop long pour éviter que l'on s'en lasse.

    La seconde histoire ( on dira que c'est un tout pour plus de facilité ) est elle aussi de très bonne facture. Sa rencontre avec Spider-Man est plutôt drôle et on voit les différences dans leur manière de voir les choses. La partie suivante où Daredevil est en proie avec la voleuse puis les trois organisations terroristes est très bien rythmée et se laisse suivre. On y voit l'homme sans peur sous un autre visage et la fin est particulièrement réussie.

    Enfin la dernière histoire ( plutôt l'histoire coupant celle sur l'AIM / Hydra … ) où Murdock tente de retrouver le cercueil de son père sous terre est plutôt banale. Elle n'est pas mauvaise à proprement parler. Elle se laisse suivre mais n'est pas pour autant transcendante. On arrive à la fin avec un petit ' mouais '. Certainement pas ce qu'on a lu de meilleur chez Daredevil.

     

    Coté dessin, Rivera nous livre un travail de même qualité que sur les 6 premiers numéros. C'est beau dans un style assez spécial. Cela donne une fluidité et un plaisir de lecture non négligeable et les scènes en civil ont un cachet propre. Toutes les pages ne sont pas parfaites, on voit une baisse de qualité ( pas forcément flagrante ) sur la fin, mais cela n’entache pas le plaisir de lecture.

     

    Au final, cet album, bien que pas aussi prenant que le fut le premier ( on a plus la surprise de découvrir quelque chose de très bon ), est de très bonne facture. Malgré une petite baisse de régime qui prouve qu'on est quand même loin d'un Born Again pour le numéro 9, on apprécie l'oeuvre globalement.

    Fans de Daredevil ou novices, n'hésitez pas car ça vaut le coup.

     

     

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  • The Punisher – La fin (2005)

    Scénario de Gath Ennis, dessin de Richard Corben 

     

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    1976. La troisième guerre mondiale à eu lieu. Les états se sont détruits sous le feu nucléaire, le monde s'éteint. C'est dans cet univers apocalyptique qu'on retrouve Frank Castle, devenu vieux. Contaminé par les radiations, il sait qu'il ne lui reste que quelques jours à vivre. Non, il ne profite pas de ses derniers moments pour verser une larme en se remémorant ses aventures passées. Il se met en chasse, pour son ultime traque, sa dernière victime.

     

    Le récit porte bien son nom. C'est la fin de tout : la fin de l'humanité, la fin de Frank Castle, le point final au but qu'il a poursuivi toute sa vie. Le comic est très court, un cinquantaine de pages, et donc très dense. La difficulté était de mettre en place une intrigue dans un monde crédible et réaliste sans pour autant occulter le scénario même et l'histoire, et Ennis prouve une fois de plus qu'il est un maître dans l'écriture. Parallèlement, l'auteur aborde plusieurs thèmes : l'écologie, la violence, la guerre, les grandes sociétés... de façon assez convenue, mais sans jamais tomber dans le cliché et la parodie.

     

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    Chaque planche, chaque case est magnifique. Richard Corben maîtrise les décors apocalyptiques et joue énormément sur les contrastes : les couleurs, les ombres, mais également le style. On passe de certaines cases très réalistes à des dessins beaucoup plus cartoony, mais la violence est bien là, dans les arrières-plans, dans ces piles de cadavres, dans le récit de cette fin du monde qu'on découvre petit-à-petit, jusque dans la décomposition progressive du visage de Castle.

     

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    Corben alterne entre des cases réalistes et cartoonesques      
     

    Les motivations du Punisher sont dévoilées vers la fin, maintenant la tension et le suspens tout au long de l'histoire. Sans offrir quelque chose de novateur au personnage (depuis la mort de sa famille, il est presque toujours animé par la vengeance), Ennis l'humanise dans sa cause tout en gardant cet aspect violent et froid qu'on lui connaît. Le climax est atteint lors d'une « tirade » de Castle, révélant la pourriture d'une humanité qu'il haït au plus profond de lui-même.

     

      Sorti en 2005 sous le label MAX, The Punisher : la fin est un récit violent, dur et émouvant. De par son traitement du personnage, ses thèmes abordés et son aspect graphique si particulier, Ennis et Corben closent magistralement une vie entière dédiée a la vengeance et à la violence. Plutôt destiné à un public averti, le titre peut toutefois être lu par des novices n'ayant pas une grande connaissance du personnage.

    DevilPoulet

     

    Page - 328

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    L'histoire du Punisher est dans l'ensemble assez connue. Frank Castle ancien soldat de l'armée américaine prend une retraite bien méritée aux États-Unis. Sa famille sera abattue dans un parc sous ses yeux tandis qu'il sera laissé pour mort. Par la suite il devient The Punisher dans un but premier de venger sa famille puis de rendre justice.

    Mais ce qu'on sait moins, c'est qu'à fait Frank Castle avant de revenir aux USA ? Et surtout, The Punisher était-il présent en Castle avant son retour au pays ? C'est ce à quoi Garth Ennis va répondre dans la mini-série Born sortie originellement en 2003 et comprenant 4 numéros. L'album sortira en 2004 puis sera réédité en 2006.

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    Contient les numéros de Born #1-#4

    La guerre du Vietnam est un bourbier dans lequel les États-Unis se sont empêtrés. Les soldats sur place ne croient plus en la victoire et s'adonnent à des horreurs que ce soit sur les soldats ennemis ou les civils. La guerre est bientôt fini et les soldats sont extraits du pays petit à petit. Frank Castle est resté sur le terrain avec une petite unité d'hommes pour défendre le centre militaire Valley Forge. Dans ces derniers jours de guerre, Castle est témoin de nombreuses horreurs qui le rendront de plus en plus instable. Cependant alors que les soldats commettent des actes immoraux, lui refuse que ses hommes ne soient pas des soldats exemplaires.

     

    Il faut tout d'abord préciser que l'on a ici le droit à plusieurs points de vue sur la guerre. Celui de Castle et ceux de certains des soldats de son unité.

    Les différentes pages concernant Frank sont assez courtes mais vont à l'essentiel. Il ne parle que très peu et agit de manière simple et efficace. Cependant au fur et à mesure que le récit avance, on sent l'instabilité de l'homme qui tend à développer une schizophrénie naissante.

    Les passages du points de vue des hommes de Frank sont eux aussi très intéressants. Castle leur fait peur et leur impose en même temps le respect. Ils sont aussi face aux horreurs de la guerre et réagissent en conséquent alors qu'eux aussi tentent de s'adonner à des pratiques barbares.

    La force de cette mini-série est sa violence et sa cruauté. Bien que ce ne soit pas forcément un gage de qualité, ici cette violence permet de retranscrire avec brio la guerre du Vietnam. La dégradation psychologique des différents protagonistes est aussi très bien amenée. On sent que certains personnages avaient déjà des problèmes avant cette guerre qui n'arrangera rien. La fin de cette mini-série est particulièrement réussie : Le lecteur ne ressortira pas indemne de cette série.

     

    Au dessin c'est Darick Robertson ( Fury MAX – Peacemaker ) qui réalise ici une très bonne prestation. Les différentes planches sont criantes de réalisme et les combats inévitables sont mis en scène avec force. Le récit tout entier est ultra violent et parfois gore. Ainsi les affrontements armés sont presque surréalistes. Pourtant le tout reste crédible et on prend «  plaisir » ( guillemets au cas où un « journaliste » de libération prendrais les fans de comics pour des James Holmes potentiels ) à suivre tout cela. Les phases où l'on ne fait que suivre les pensées des personnages sont aussi très belles. Pas de doute, Robertson a un talent pour dessiner des personnages et des environnements criants de réalisme.

     

    Punisher : Born est une œuvre violente et complexe. On suit à la fois la tentative de survie d'une unité en territoire ennemi mais aussi leurs états d'âme. Bien évidemment c'est à un titre Punisher dans la série MAX, il faut donc s'attendre à un niveau de violence très élevé ( bien qu'on atteigne pas le niveau de la série The Punisher ( toujours éstampillé MAX ) arrivant quelques temps plus tard ). Cette œuvre ( appellons les choses comme elles sont ) n'est donc à conseiller qu'à un public averti ayant déjà eu affaire à Frank Castle ou à une série MAX. Quand-aux fans du Punisher, eux ils peuvent foncer tête baissée.

     

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    Cyborgwolf


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  • HouseOfM6

     /!\ Cet article révèle la fin de certaines histoires /!\

     

    House of M était l'événement de 2005 chez Marvel. La sorcière rouge, Wanda Maximoff, crée une autre réalité dans laquelle les rôles sont inversés: les mutants sont la race dominante et les humains sont oprimés. Si la série orchestrée par Bendis au scénario et Coipel au dessin à connu un tel succès, c'est d'une part pour ses graphismes magnifiques (on connaissait déjà Olivier Coipel pour son travail sur le film Le prince d'Egypte), mais surtout pour les répercussions qu'elle a eu sur le Marvelverse, donnant lieu à des événements tel que Civil War. 

     

    La série en elle-même est assez courte (8 numéros), mais on peut découvrir la réalité crée par la Sorcière Rouge dans les nombreuses histoires parallèles à la série principale. Je vais ici me pencher sur 7 d'entre elles, concernant les personnages les plus populaires de l'univers Marvel. Je leur attribue à chacun une petite note sur 5, purement subjective, pour effectuer un petit classement des "A lire" et "A éviter".

     

     

     

     

     

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       House of M : Fantastic Four

     

    Dans la réalité alternative crée par Wanda, l'accident qui a crée les 4 fantastique a tué tous les membres, à l'exception de Ben Grimm. Il est utilisé comme esclave par Fatalis qui forme une nouvelle équipe, les Terrifics, avec sa femme Valéria (la femme invincible) et son fils adoptif Kristoff (la torche inhumaine). Ensemble, ils tentent de destituer la Maison Magnus qui règne sur le monde mutant. Mettant au point un plan pour exiler Magnéto et sa famille sur une planète lointaine, les événements se retournent contre eux grâce (ou à cause) de Grimm. S'en suit un combat durant lequel Fatalis est vaincu et humilié, renié par sa propre mère, et perd sa femme et son fils.

    Alors que le premier numéro de ce tie-in en 3 partie me laissait perplexe, les deux suivants voient la mise en place du plan de Fatalis et sont bien plus intéressants. Si le retournement de la fin est légèrement prévisible, les conséquences du combat sont assez tragiques pour Fatalis, faisant de lui une figure de martyr de la résistance. Les dessins de Scot Eaton fourmillent de détails mais sont pourtant très soignés.Une bonne série qui mêle action, réflexion et retournement de situations.

    4/5

     

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       Spiderman 

     

    Dans cette nouvelle réalité, l'identité de Spidey est connue de tous. Véritable homme d'affaire richissime, Jameson comme assistant et Rhino comme garde du corps, acteur dans son propre film, marié à Gwen Stacy et Oncle Ben toujours vivant, Peter à tout de la vie rêvée. La raison de ce succès, c'est que le monde le prend pour un mutant. Le hic, c'est qu'un élément de l'ancienne réalité existe toujours dans celle-ci : le journal intime de Parker. Et lorsque Jameson, humilié une 1000ème fois, tombe sur ce journal et découvre qu'il n'est pas un mutant mais victime d'un accident, la vie rêvée de Peter se transforme en enfer.

    Cette série en 5 issues laisse assez de place au développement des personnages secondaires. C'est évidemment très fun de voir Crusher Hogan en grand ami de la famille, ou de revoir des personnages un peu oublié comme Ox.On à presque affaire ici à une double mise en abîme, grâce au journal de Parker. Le schéma est assez classique pour une histoire de Spidey mais est très plaisant à lire. Un des gros points forts, c'est la galerie de protagonistes.

    3,5/5

     

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      Incredible Hulk

    Dans sa réalité, Bruce Banner vit parmi une tribu aborigène en Australie. L'île fait office de camp géant ou les humains sont oppressés par les mutants. Hulk va alors servir à la résistance pour se libérer du joug des Homo Superior.

    Ce récit se décompose en deux parties. D'un côté, les réflexions de Banner sur son double, ses discussions qui sont de manière générale assez intéressantes. De l'autre, le côté action du titre, peu palpitant je trouve. Une histoire de cyborg, prétexte à de violentes bagarres ou les répliques de Banner font toujours mouche.

    On croisera aussi quelques personnages connu, comme Pyro ou Vanisher.

    Cette série en 4 numéros se laisse lire, il y a de bonnes idées, notamment le début avec les aborigènes. Mais ce point n'est pas assez traité et le tout m'a laissé un peu déçu.

    3/5

     

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      Iron Man

    Difficile de parler de ce titre sans dire trop de gros mots. Le premier gros défaut, c'est le dessin immonde de Lee (non non, pas Jim Lee, c'est un piège!), à mi-chemin entre un manga et un dessin animé pour enfant attardé. Le scénario sonne creux, avec des phases de blabla inintéressantes entre Stark et son père et des phases de Robot-combat qui font passer Iron Man pour un transformer. Sans parler de l'armure immonde que porte Tony.

    C'est simple, je n'ai rien trouvé à sauver au titre. Dans ma réalité crée par Wanda, ce titre n'existe pas, il n'y a jamais eu de House of M : Iron Man...

                   Iron_Man_House_of_M_Vol_1_1_Jonathan_Storm_(Earth-58163)                                       

    1/5                       

     

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      Wolverine

    Alors que Sebastian Shaw est directeur du SHIELD, un attentat est commis par des humains lors d'une soirée mutante au mexique. La sentinelle offerte par la maison M au gouvernement est volée. Le principal suspect est Nick Fury, seul problème, il est mort depuis longtemps...

    Wolverine est un des meilleur tie-ins que j'ai lu pour l'instant. Le récit est rapporté au passé lorsque Mystique doit rapporter les faits devant Shaw. On y découvre Nick Fury en sergent militaire, avec Logan dans ses recrues. Les deux hommes ayant un caractère bien trempé, les hostilités ne se font pas attendre. Un récit qui fait très cinéma, ou l'on jongle entre le présent et les explications par des flash-back sur un fond militaire.

    Daniel Way n'est pas un habitué du personnage, mais il maîtrise largement. Le dessin de Javier Saltares est en revanche un peu approximatif, peu précis sur les visages et les expression, et trop vague sur les décors. Un titre qu'on lira essentiellement pour son scénario donc.

    3,5/5

     

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      Captain America

    Le récit du Cap ne fait qu'un numéro, écrit par Brubaker, mais n'en est pas moins riche. Dans cette réalité, Rogers n'a pas été congelé et à vieilli normalement. Lors d'un dîner organisé en son honneur, il se remémore ses actes passés : Cap' à tué le Baron Zémo, tué crâne rouge, capturé Hitler, fut le premier homme à marcher sur la lune...

    Brubaker aime le personnage et ça se sent. On savait déjà que Steve avait vieilli en lisant la série principale. Ce récit, traité comme un hommage, était donc sans doute la meilleure façon d'aborder Captain America sans en faire de trop. Un numéro qui se suffit à lui seul, assez émouvant, ni trop long, ni trop court.

     

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    4,5/5

     

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      Cable and Deadpool

    Dans la réalité de Wanda, Cable est un des 4 cavalier de l'apocalypse, plus précisément « Guerre » (on l'aurait deviné). Deadpool voyage alors vers d'autre univers pour finalement trouver un Cable redevenu bébé dans une ferme du Nebraska, confié aux bons soins de Mr. Sinistre.

    Un titre assez court encore une fois, puisqu'il ne fait qu'un numéro. Deadpool est connu pour ses blagues qui brisent le quatrième mur et sa grande gueule, l'épisode ne fait pas exception. Néanmoins, tout le monde n'aime pas ce personnage, et les quelques cases copiées/collées ne feront pas changer d'avis à ceux qui n'aiment pas Wade Wilson. Un numéro qu'on trouvera rigolo si on aime Deadpool, chiant si on accroche pas au perso.  

    2,5/5

     

    Voilà un petit tour des principaux tie-ins de House of M. Vous l'aurez compris, j'ai eu un gros coup de coeur pour les Fantastic Four et Captain America. En bas du classement, on retrouve Iron Man que je déconseille de lire (ou alors je suis vraiment passé à côté de quelque chose et j'ai rien compris au titre), et Cable and Deadpool que je conseille seulement aux adeptes du mercenaire déjanté. 

    De manière générale, la qualité de ces tie-ins est plutôt bonne. Je n'ai pas encore lu les séries comme Uncanny X-men, New x-men ou les New Thunderbolts, ce sera pour une prochaine review ! 

    DevilPoulet


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  • Cette année, Spider-Man a 50 ans. À cette occasions sortent quelques parutions en rapport avec l'homme araignée pour fêter son anniversaire ( et remplir les caisses au passage ! ). Le hasard faisant très bien les choses ( n'est ce pas ? ) c'est cette année que sort le film The Amazing Spider-Man de Marc Webb ( Lui ne prédit pas le futur ). Ce film ne fait malgré tout pas l'unanimité ( certains préfèrent la version de Raimi si cela est simplement possible ). Cependant l'année 2012 tout comme 2011 est l'année de Peter Parker sur le plan purement comics. Dan Slott sur la série, Spider-Man a le droit à des aventures d'un niveau frôlant toujours l'excellence. La série Spider-Men par Bendis est elle aussi très bonne.

    Pourtant les parutions Spider-Man ne sont pas toujours d'un niveau impeccable. Et cc'est le cas de cette parution sortie chez Panini en juillet : Spider-Man Season One.

    Les Season One sont une série de plusieurs parutions directement sorties en albums. Elles concernent plusieurs héros dont les Fantastic Four, the X-Men et Spider-Man dans le cas présent. Ces parutions nous racontent le début des héros revisités de manière plus «  jeunes » et plus actuelle.

    Dans le cas de Spider-Man, c'est toujours très bien tombé car au final on arrive presque à du Marc Webb... Avec les défauts que l'on pouvait déjà souligner dans le film.

     

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    L'histoire est donc celle du petit génie Peter Parker moqué par sa classe dont la petite brute Flash Thompson. L'un de ses professeurs lui donne des tickets pour une exposition scienfitique. Il va donc voir les fameuses araignées radioactives et par manque de chance se faire piquer par l'une d'elle.

    Sauf qu'ici on est en 2012 ou presque. Spider-Man fait donc au début des apparitions sur des plateaux TV pour faire des petites démos live de ses pouvoirs grâce à son agent. Un Spider-Man très people en somme. On arrive au moment dramatique ( «  un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » ) de l'album après plus de la moitié du récit tandis que le super-vilain n'arrive qu'à la fin et est expédié en quelques pages.

    Cet album a deux problèmes majeurs. Le premier est que tout le monde connaît l'histoire de Spider-Man. À peu de choses près elles sont toujours assez bien respectées et on les a lues une bonne dizaines de fois depuis sa création grâce à différentes publications comme les intégrales par années. Il est donc difficile de se plonger dans une histoire que l'on connaît par cœur. Surtout quand celle-ci est dans le cas présent d'un niveau plutôt faible. On s'attarde en effet sur des points qui n'en valent pas tellement la peine comme la partie « people » de Spider-Man à la télévision.

    Le moment de la mort de l'Oncle Ben ( 50 ans, il y a prescriptions je pense ) est expédié en quelques pages alors qu'il est censé marquer un tournant dans la vie de Peter Parker.

    Autre problème lié à l'histoire et pas des moindres est qu'en voulant transposer le récit à notre époque, l'histoire devient très vite superficielle et on rentre assez difficilement dans le récit.

    La partie graphique elle est plutôt bonne même si on peut noter quelques imperfections à certains endroits. Mais globalement le tout est de très bonne facture.

     

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    Que peut-on finalement retenir de ce Spider-Man Season One ? Pas grand chose malheureusement. Les fans ne seront pas intéressés par cet album, ils connaissent déjà les origines de Parker et possèdent probablement l'intégrale 1 sortie chez Panini et réédité pour les 50 ans du tisseur. Les jeunes lecteurs qui souhaitent découvrir le tisseur pourront se tourner vers cet album qui est beaucoup moins cher que les intégrales ( 10€ le Season One contre 27 environ pour une intégrale ).

    On espère que les parutions Season One concernant d'autres héros seront plus intéressants.


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